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Meurtre de Sarah Halimi: unité politique pour une révision de la loi, le Conseil supérieur de la magistrature s'insurge

Meurtre de Sarah Halimi: unité politique pour une révision de la loi, le Conseil supérieur de la magistrature s'insurge

Meurtre de Sarah Halimi: unité politique pour une révision de la loi, le Conseil supérieur de la magistrature s'insurge - AFP

Plusieurs personnalités politique de différents bords ont réclamé une nouvelle loi après le meurtre de Sarah Halimi dont l'auteur présumé a été déclaré irresponsable.

Une seule bannière et une unité politique: "Justice pour Sarah Halimi" et une seule demande: "Je pense qu’il faut une nouvelle loi", a lancé dimanche la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo lors d'un rassemblement au Trocadéro en hommage à la sexagénaire juive tuée en 2017 a Paris et dont le meurtrier présumé à été déclaré irresponsable pénalement.

Même son de cloche du côté du déjà candidat à la présidentielle Xavier Bertrand: "Si la loi est changée, je soutiendrai le gouvernement. Il n’est pas question d’opposition, il n’y a pas de question de gouvernement, il y a une question de la France tout simplement", a-t-il assuré.

Une unité jusqu'au chef des députés marcheurs, Christophe Castaner: "Nous voulons changer la loi, dans l’hypothèse où l’auteur lui-même suscite par l’usage de stupéfiants sa propre irresponsabilité ce n’est pas acceptable", a plaidé l'ancien ministre de l'Intérieur.

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"Une nouvelle loi n’empêchera pas des expertises psychiatriques"

Mais de son côté, le conseil supérieur de la magistrature s'insurge contre une mise en cause de la justice. La magistrate Evelyne Sire-Marin dénonce elle un projet de loi inutile:

"L’auteur a été déclaré irresponsable pénalement non pas parce qu’il avait fumé du cannabis, mais parce qu’il avait des troubles psychotiques. Une nouvelle loi n’empêchera pas des expertises psychiatriques. Si les psychiatries disent que le discernement est aboli, la personne sera déclarée irresponsable".

La nouvelle loi, promise par Eric Dupond-Moretti, pourrait être adoptée par le Parlement "cet été". Le conseil représentatif des institutions juives de France demande à ce qu'elle porte le nom de Sarah Halimi. La famille de Sarah Halimi a saisi la justice israélienne: le droit pénal israélien prévoit que lorsque la victime est juive et que le crime est de nature antisémite, la justice israélienne est compétente, pour obtenir un nouveau procès. 

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Paul Barcelonne (avec Guillaume Dussourt)