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Mort de Vanille: le conseil départemental se défend de toute négligence

Nathalie S., 39 ans, qui présente des troubles psychiatriques importants, a avoué aux enquêteurs avoir prémédité la mort de sa fille et l'avoir tuée le jour de ses un an.

La mère de la petite Vanille, tuée a l'âge d'un an, a déclaré aux enquêteurs que c’est lorsqu’elle a appris qu’elle devait quitter le foyer qui l’hébergeait depuis un an qu’elle aurait décidé de passer à l’acte et de la tuer. Elle devait quitter ce centre pour mères isolées le 10 février. Et elle a choisi de mettre fin aux jours de sa fille le jour de son premier anniversaire vendredi dernier, le 7 février.

Son acte était prémédité, mais son passage à l'acte insoupçonnable. "Les éducateurs décrivent une évolution positive d'une maman qui s'investissait de plus en plus", a expliqué le procureur de la République d'Angers lundi.

Le président du département de Maine-et-Loire, dont les services ont pris en charge cette mère fragile psychologiquement, affirment que toute la procédure de suivi et d’encadrement à été rigoureusement respectée.

"Nul ne pouvait prédire une telle issue"

Aucun signe ne laissait présager un passage à l’acte. Cette mère de famille était rigoureusement suivie et encadrée par les services sociaux. Christian Gillet, président du conseil départemental du Maine-et-Loire se défend de toute négligence.

"Le services ont suivi toutes les procédures. Ces derniers mois, les services avaient remarqué un comportement meilleur, une attention particulière pour sa fille. Il y a eu d'ailleurs de la part du juge des enfants un élargissement du droit de visite. Nul ne pouvait prédire une telle issue."

Des experts psychiatres vont désormais se prononcer pour juger si cette femme est pénalement responsable de ses actes.

Jean-Baptiste Bourgeon (avec J.A.)