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Notre-Dame-des-Landes se prépare à l'évacuation: "Il y a quelque chose ici qui ne peut pas être détruit"

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À Notre-Dame-des-Landes, on se prépare à l'évacuation prévue lundi au lever du soleil. Les zadistes sont déterminés à ne pas céder face aux forces de l'ordre.

Si le gouvernement a renoncé à l’aéroport, la zone de Notre-Dame-des-Landes reste occupée par les zadistes. Chargés d’évacuer la ZAD, les gendarmes devraient être 2.500. L’intervention pourrait débuter lundi aux aurores. Dans le camp d’en face à quelques heures des expulsions, les visages sont tendus, fermés, mais les soutiens sur place très nombreux.

En 2012, Camille était déjà là, lorsque 1.600 gendarmes étaient venus les déloger: "Il y a quelque chose ici qui ne peut pas être détruit et écrasé comme ça. On aura peut-être demain à faire face à des violences policières, a des destructions, on reconstruira s’il le faut, ce n’est pas aujourd’hui qu’on va céder à la panique face à cette menace d’évacuation", explique-t-il.

De nombreux renforts sont arrivés sur place ce week-end. Parmi eux les agriculteurs et une centaine de tracteurs sont prêts à protéger la ZAD, dont Vincent: "On a un dispositif qui est réfléchi, qui est prêt. Déclencher ça c’est une très grosse responsabilité que le gouvernement prend".

"Au niveau de l’image c’est désastreux"

À 70 ans, Geneviève a monté un camp de retraités sur la ZAD. Des cheveux gris prêts à se mettre en première ligne face aux CRS.

"Les gendarmes n’aiment pas beaucoup avoir des cheveux blancs et des vieilles dames au premier rang, ça les oblige à prendre des précautions et au niveau de l’image c’est désastreux", assure-t-elle.

Avant le début de l’évacuation prévu vers 6h du matin. Les zadistes et leurs soutiens appellent à des rassemblements dès 4h sur le bocage de Notre-Dame-des-Landes.

Anaïs Denet (avec G.D.)