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Avenir de NDDL: "On ne peut pas engager un dialogue serein sous la menace", dénonce un zadiste

L’avenir agricole de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes est ouvert à débat après l'abandon du projet d’aéroport. Des négociations s’ouvrent ce lundi, sur fond de manifestation.

Deux mois après l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, les négociations sur l’avenir de la ZAD débutent ce lundi, à 14h30. La répartition des 1850 hectares de bocage qui ont échappé au béton sera évoquée avec plusieurs parties autour de la table.

D’un côté, la FNSEA, les Jeunes Agriculteurs de Loire Atlantique qui demandent aux autorités d’accorder les terres à des projets agricoles classiques.

Et de l’autre côté, la Confédération Paysanne, qui reprendra les revendications des Zadistes. Eux veulent obtenir la gestion commune des terres comme cela c’est fait au Larzac.

"Continuer à prendre en charge collectivement les terres à long terme"

Camille, installé depuis 2012 sur la ZAD, dénonce les conditions actuelles du dialogue et manifestera devant les lieu des négociations pour faire entendre la voix des zadistes.

"Les revendications qui sont aujourd'hui portées par le mouvement et que l'on va redonner lors de ce rassemblement, c'est le refus des expulsions, le maintien des habitats et qu'une entité issue du mouvement puisse continuer à prendre en charge collectivement les terres à long terme".

Il se dit "inquiet" des menaces d'expulsions et de la fermeté de l'état. "Ce qui nous inquiète aussi ce sont les menaces. 'Venez dialoguez mais en même temps on détruit vos maisons' c'est une contradiction un peu dure à avaler. On ne peut pas envisager un dialogue serein sous la menace".

Anaïs Denet (avec J.A.)