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"On besoin que l’État soit présent dans nos quartiers!": l'appel du maire de Champigny après les tirs mortiers contre le commissariat

Dans les Grandes Gueules, Laurent Jeanne s'est montré intransigeant vis-à-vis des jeunes qui ont attaqué à coups de mortiers d'artifice un commissariat de la ville.

Ce n’est pas une première ces derniers mois. Cette fois, c’est la ville de Champigny-sur-Marne qui en est la cible. Des jeunes de quartier ont pris pour cible un commissariat de la ville. Aucun blessé mais des images qui ont fait le tour des réseaux sociaux.

"Une réponse de fermeté"

Dans les Grandes Gueules, le maire de cette ville du Val-de-Marne souhaite une intervention forte de l’État. "On doit avoir une réponse de fermeté de la part des autorités, lance Laurent Jeanne. J’attends d’avoir les effectifs qui nous manquent. Sur les brigades de contact, il manque une dizaine de personnes".

Il regrette une disparité entre sa ville, aux quelques quartiers sensibles, et celle de la capitale.

"Quand on voit que certains quartiers de Paris ont 200 agents sur des populations quasiment identiques en terme de nombre d’habitants. On besoin que l’État soit présent dans nos quartiers !"

"Si on enlevait ce commissariat, on créerait de la désespérance"

Pour lui, "on a vraiment besoin d’une réelle reconquête républicaine dans ces quartiers avec des réponses fortes. Les scènes de violence sont parfois inévitables. On a besoin de l’autorité. Les gens demandent à ce que ce commissariat reste au cœur du quartier".

Car certains ont souhaité déplacer ce commissariat, situé en plein cœur de cette cité. Mais ça serait un "terrible aveu d'échec", explique Laurent Jeanne.

"Il y a quelques années, dans un autre quartier, on avait une garde républicaine qui est partie. Cela a été vécue comme un drame pour les habitants du quartier donc si on enlevait ce commissariat comme certains le demandent, on créerait de la désespérance".
Maxime Trouleau