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Peines confirmées en appel pour l'auteur de la gifle à Emmanuel Macron

Plusieurs peines complémentaires infligées à l'auteur de la gifle à Emmanuel Macron ont été confirmées en appel, ce mercredi, par la Cour d'appel de Grenoble.

Les peines complémentaires infligées à l'auteur de la gifle à Emmanuel Macron lors d'un déplacement en 2021 dans le sud-est, dont il avait fait appel après avoir été condamné à quatre mois de prison ferme, ont été confirmées mercredi par la Cour d'appel de Grenoble : "La Cour a confirmé la décision de première instance (...) sur les peines complémentaires", à savoir la privation des droits civiques, l'interdiction de détenir ou de porter une arme et l'interdiction d'exercer dans la fonction publique, a indiqué la juridiction, confirmant une information de France Bleu.

Damien Tarel avait été condamné le 10 juin 2021 à 18 mois de prison, dont 14 mois avec sursis, avec mandat de dépôt, par le tribunal correctionnel de Valence pour avoir giflé, deux jours plus tôt, le président de la République Emmanuel Macron lors d'un déplacement à Tain l'Hermitage (Drôme). Le Drômois, âgé de 28 ans au moment des faits, avait évoqué lors de l'audience un geste "impulsif" au moment où Emmanuel Macron s'était approché de lui, se sentant parcouru d'un "sentiment d'injustice" du fait de sa proximité des "'gilets jaunes' dont la voix n'est plus entendue". Il avait également reconnu son ancrage à la droite du spectre politique.

Un appel sur une partie de sa condamnation

Acceptant sa condamnation à de la détention, Damien Tarel avait cependant interjeté appel des peines complémentaires prononcées à son encontre: une interdiction définitive d'exercer dans la fonction publique, de détenir une arme pendant cinq ans et la privation des droits civiques, civils et familiaux pour trois ans. Il avait également été soumis à une obligation de travail ou de formation. Après trois mois derrière les barreux, il était sorti de prison en septembre 2021.

L'incident avait été filmé et mis en ligne sur les réseaux sociaux et il avait suscité l'indignation de l'ensemble de la classe politique, tandis qu'Emmanuel Macron avait pour sa part relativisé le geste, dénonçant des "faits isolés" commis par "des individus ultraviolents".

MM avec AFP