RMC

Policiers brûlés à Chanteloup-les-Vignes: "Les jets de cocktail molotov et les tirs de mortiers, c'est la réalité du terrain!"

Selon les premiers éléments, ils ont été pris à partie et forcer de reculer avant d'être visés par des tirs de mortiers.

Deux policiers ont été blessés mardi soir à Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines près de Paris. L'adjointe de sécurité et le gardien de la Paix ont été attaqué par plusieurs individus qu'ils s'apprêtaient à contrôler pour non-respect du masque. Selon les premiers éléments, ils ont été pris à partie et forcer de reculer avant d'être visés par des tirs de mortiers.

"Ils ont été brûlés aux membres inférieurs et aux mains", explique ce mercredi sur RMC Stanislas Gaudon, délégué général du syndicat de police Alliance.

"Les jets de cocktail molotov, de mortiers, c'est la réalité du terrain. C'est pour ça qu'il y a une grogne dans nos rangs", ajoute-t-il réclamant des sanctions fermes à l'égard des auteurs de violences et plus de protection pour les policiers.

La loi sécurité globale pour protéger les policiers

"On ne peut pas continuer à comptabiliser les policiers blessés et les tués avec tous ces refus d'obtempérer qui ont occasionné des morts dans nos rangs. C'est insupportable", insiste Stanislas Gaudon.

Le syndicaliste aimerait voir mises en place des peines minimums pour les auteurs d'outrages ou d'agressions contre des policiers, sans réduction de peine: "Cela fait partie de la loi sécurité globale", ajoute-t-il.

Les policiers qui doivent rencontrer le ministre de l'Intérieur s'estiment lâchés par le chef de l'Etat. Les syndicats Alliance et UNSA ont d'ores et déjà annoncé qu'ils ne participeraient pas au "Beauvau de la sécurité", une annoncé par le président de la République et prévu pour janvier prochain.

Guillaume Dussourt