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Prêtre assassiné en Vendée: aucun dysfonctionnement de la Justice qui assure avoir respecté le droit

Emmanuelle Masson, porte-parole du ministère de la Justice, explique ce mardi matin sur RMC pourquoi le suspect ne pouvait être expulsé ni maintenu en détention provisoire.

L'émotion et la condamnation unanime de la classe politique après le meurtre du père Olivier Maire, a très rapidement laissé place à la polémique. Le statut de réfugié du suspect de nationalité rwandaise, déjà accusé de l'incendie de la cathédrale de Nantes, et visé par une obligation de quitter le territoire, a en effet rapidement déclenché une vive polémique.

Droite et extrême-droite critiquent l'impuissance de l'État: "Ce qui se passe dans notre pays est d'une gravité sans précédent" a, pour sa part, twitté Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement National.

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"Il ne pouvait pas être maintenu au delà du mois de juillet en détention"

Pourtant d'un point de vue légal, tout a été respecté. Emmanuelle Masson, porte-parole du ministère de la Justice, se défend de toute procédure anormale.

"A partir du moment où une personne est poursuivie devant la justice, elle ne peut pas être expulsée car elle doit rendre des comptes à cette justice. Personne ne comprendrait que l'individu mis en examen ne réponde pas de ces faits. le procureur a dit que c'était un contrôle judiciaire strict auquel il était soumis.
Je rappelle juste que, juridiquement, pour les faits reprochés à cet individu, il ne pouvait pas être maintenu plus d'un an en détention provisoire. C'est la loi qui le prévoit qui ne sont pas des faits criminels. Il ne pouvait pas être maintenu au delà du mois de juillet en détention."

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La rédaction avec J.A.