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Procès Balkany: "On a de plus en plus le sentiment que monsieur et madame Balkany ne veulent pas être jugés"

Le deuxième volet du procès du couple s'est ouvert lundi. La défense a passé la majeure partie de la journée à tenter de repousser le procès, sans succès.

L'acte II du procès des époux Balkany a démarré lundi à Paris, et continue ce mardi. Après le volet fiscal, le tribunal correctionnel de Paris s'attaque aux accusations de corruption et de blanchiment.

Le couple est soupçonné d'avoir dissimulé au fisc, entre 2007 et 2014, des revenus et un patrimoine "occultes" estimés à au moins 13 millions d'euros.

Lundi, les avocats de la défense sont allés sur le terrain de la bataille procédurale, avec une journée consacrée à l'examen des recours de la défense. Ils ont fait des demandes de renvoi du procès, de requête en suspicion légitime, de sursis à statuer, mais tout a été rejeté.

"Des preuves particulièrement claires"

Pour l’avocat de l’État, la partie civile, la défense joue la montre. 

"On a de plus en plus le sentiment que monsieur et madame Balkany ne veulent pas être jugés. Il faut que la justice passe. On a des preuves, et des preuves qui sont à mes yeux particulièrement claires. Ce sont des montages offshores, avec des sociétés-écrans à plusieurs niveaux, au Panama, aux Seychelles et dans d’autres lieux exotiques avec des comptes non-déclarés qui se trouvaient dans d’autres pays", indique Maître Xavier Normand-Bodard.

Patrick Balkany, était bien présent, mais toujours sans son épouse. Cette fois, son fils, Alexandre, était à ses côtés. Il est venu répondre du blanchiment de la fraude fiscale reprochée à ses parents. Les époux Balkany qui doivent également répondre d'accusations de corruption. Le procès doit s'achever le 20 juin prochain. 

La rédaction de RMC