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Procès des "amants diaboliques": les deux accusés ont-ils tendu un guet-apens à Kévin?

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Le procès de deux jeunes Marnais pour l'assassinat en juin 2018 de Kévin Chavatte, un adolescent de 17 ans, s'est ouvert mardi devant la Cour d'assises des mineurs de Reims.

Que s'est-il passé les jours précédent ce 2 juin 2018 à Mourmelon-le-Grand? Surnommés "les amants diaboliques", les deux accusés - âgés de 17 ans lors des faits - sont jugés pour assassinat: la justice les soupçonne de lui avoir tendu un guet-apens. Ils devront s'expliquer devant la Cour d'assises des mineurs de Reims.

Adrien et Océane sont accusés d'avoir tué le jeune homme le 2 juin 2018 dans un parc de la commune. Kévin Chavatte, un lycéen sans histoires, a reçu une trentaine de coups de couteau ce jour-là. A l'époque, les deux adolescents avaient été qualifiés "d'amants diaboliques" par le procureur de Reims.

Y a-t-il eu manipulation ? 

Océane, l'ex petite amie de Kévin, et Adrien, un camarade de lycée du jeune homme, sont jugés pour assassinat, car la justice les soupçonne de lui avoir tendu un guet-apens, sur fond de rivalité amoureuse.

Qu'est-ce qui a poussé les deux ados à élaborer ce plan macabre? Y a-t-il eu manipulation de l'un ou de l'autre? Tout l’enjeu du procès est de savoir si Océane, 17 ans à l’époque des faits, a manipulé Adrien, l’auteur des coups de couteau mortels.

Pour Aurore Potard, la cousine de Kevin, cela ne fait aucun doute : "C’est elle le cerveau. Lui, c’est juste l’exécutant. C’est elle qui a tout organisé et les résultats de l’enquête le montrent. On veut savoir pourquoi elle a fait ça", témoigne-t-elle au micro de RMC.

"On ne lui a laissé aucune chance"

Les deux jeunes auraient en effet conclu un pacte criminel, mais à ce stade leur mobile reste flou.

"On sait que Kevin était extrêmement amoureux d’Océane. Elle semblait jouer de ses sentiments. Dès qu’il s’éloignait, elle mettait tout en œuvre pour qu’il revienne vers elle. L’autre mineur, qui a tué Kevin, était très amoureux d’elle également. Est-ce que c’est un triangle amoureux ou est-ce que c’est autre chose ?", s’interroge Maitre Fanny Quentin, l’avocate des parents de Kevin. "On ne lui a laissé aucune chance", ajoute-t-elle.

Sur les 34 coups de couteau reçus par Kevin, 33 étaient des coups mortels. "Un acharnement", estime sa famille qui espère une condamnation identique pour les deux prévenus. Le procès doit se tenir jusqu'à vendredi.

Jean-Baptiste Bourgeon