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Procès du violeur des balcons: "Il essayait d’instaurer une relation presque conjugale"

Le procès du violeur des balcons doit s’ouvrir aujourd'hui à Avignon devant la cour d’Assises de Vaucluse.

Abdelhamid Zouhari, 35 ans, est accusé de six viols et quatre tentatives de viol sur dix femmes âgées de 17 à 34 ans dans la région avignonnaise ou aixoise entre août 2013 et janvier 2015. Un mode opératoire identique à chaque fois, lui a valu le nom du "violeur des balcons". Il risque 20 ans de réclusion.

Un mode opératoire identique

L’accusé, 31 ans à l’époque des faits, a expliqué qu’il choisissait ses victimes, toutes des femmes seules, en observant le linge aux fenêtres. Des fenêtres par lesquelles il s’introduisait la nuit en escaladant parfois jusqu'à 3 étages. Cagoulé et ganté, il les réveillait dans leur lit et les contraignait à des actes sexuels en les menaçant.

A chaque fois, il tentait aussi d’initier avec elle une relation en leur posant des questions sur leurs vies. Puis il leur demandait de tout nettoyer devant lui avec de l’eau de Javel, y compris de se laver entièrement pour effacer ses traces.

Mais l’immatriculation de sa voiture sera relevée lors d’une tentative d’intrusion déjouée par un voisin et devant les policiers, il reconnaîtra les faits se disant soulagé par son arrestation.

"Les victimes sont aujourd'hui encore terrifiées"

L’homme qui a tout avoué, était, selon les experts, très marqué par la séparation d’avec sa compagne. C’est pourquoi il essayait de reproduire les apparences de relations conjugales pendant ces viols, comme l’explique Maître Christophe Bass, l’avocat de l’une d’entre elles.

"Il essayait d’instaurer une relation presque conjugale. C’était des questions sur leur personne, quel âge as-tu, que fais-tu comme travail… Ces questions sont chez lui visiblement induites par une nécessité de simuler une relation conjugale. Il dit d’ailleurs à la totalité de ses victimes de faire comme si elles aimaient ce qu’il était en train de leur faire. Les victimes sont aujourd'hui encore terrifiées".
Lionel Dian (avec C.P.)