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Procès Jonathann Daval: quand connaîtra-t-on le verdict?

Le procès de Jonathann Daval, qui comparaît depuis lundi pour meurtre sur conjoint et encourt la réclusion criminelle à perpétuité, devait initialement s'achever vendredi.

Le procès de Jonathann Daval entre dans sa dernière ligne droite. Le procès de Jonathann Daval, qui reconnaît désormais avoir "voulu" tuer sa femme Alexia, entre vendredi dans sa dernière ligne droite avec un ultime interrogatoire de l'accusé et les premières plaidoiries mais le verdict sera sans doute repoussé à samedi.

Prévu vendredi initialement, le procès a notamment pris du retard après l'évanouissement de l'accusé mercredi soir lors de son interrogatoire sur la version des faits. 

Me Gilles-Jean Portejoie, l'un des conseils des parties civiles, pense ainsi "plaider en fin d'après-midi" vendredi, l'avocat général devant selon lui prononcer son réquisitoire "samedi matin". Selon l'ancien bâtonnier de Clermont-Ferrand, le verdict pourrait ainsi intervenir "dans la nuit de samedi à dimanche". Me Randall Schwerdorffer, l'un des avocats de Jonathann Daval, estime quant à lui que le verdict devrait être prononcé "samedi en fin de journée".

Vendredi, le président de la cour d'assises de la Haute-Saône a estimé que "la décision devrait intervenir samedi en fin d'après-midi ou début de soirée".

Les réquisitions de l'avocat général ainsi que les plaidoiries de la défense auront lieu samedi matin. Les parties civiles plaideront vendredi en fin d'après-midi. L'audience de vendredi a débuté vers 10h avec le visionnage de la confrontation forte entre l'accusé et la mère d'Alexia, Isabelle Fouillot, durant laquelle Jonathann Daval abandonne la théorie d'un complot familial et livre de nouveaux aveux. L'accusé doit encore être interrogé sur sa personnalité. Puis plusieurs témoins défileront à la barre, dont sa mère, Martine Henry, déjà entendue brièvement au premier jour du procès, lundi. 

Jeudi, Jonathann Daval, qui soutenait jusqu'à présent ne jamais avoir voulu tuer son épouse, a reconnu pour la première fois lui avoir intentionnellement "donné la mort". Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

La rédaction de RMC (avec AFP)