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Procès pour corruption à Fresnes: l'ex-directeur de détention "regrette" des fautes "gravissimes"

La prison de Fresnes en janvier 2018, près de Paris (photo d'illustration).

La prison de Fresnes en janvier 2018, près de Paris (photo d'illustration). - STEPHANE DE SAKUTIN © 2019 AFP

L'ancien directeur de détention de la prison de Fresnes, Khalid El Khal, a reconnu, ce mardi, des "fautes gravissimes" mais pas d'infractions pénales, dans le cadre du procès pour corruption dans lequel il comparaît.

Au procès pour corruption à la prison de Fresnes (Val-de-Marne), dans lequel quatre personnes dont Arnaud Mimran comparaissent, l'ancien directeur de détention a regretté mardi devant le tribunal correctionnel de Créteil des "fautes gravissimes" mais pas d'infractions pénales.

Ce chef de la division 3 de Fresnes, Khalid El Khal, 53 ans, est poursuivi pour avoir touché de l'argent en échange d'avantages accordés à ces détenus. Il est jugé pour corruption passive et association de malfaiteurs pour des faits allant de janvier 2016 à mars 2018.

Les prévenus contestent les faits

Des téléphones en cellule, moins de fouilles, plus de douches, de parloirs et de "liberté en détention"... Trois détenus, dont deux figures de l'arnaque à la "taxe carbone", Arnaud Mimran et Fabrice Touil, sont soupçonnés d'avoir bénéficié d'un régime de détention privilégié grâce aux faveurs de ce directeur de détention de l'aile où ils étaient incarcérés.

L'ensemble des prévenus contestent les faits.

"Je n'ai pas respecté le code de déontologie"

Interrogé ce mardi par le tribunal sur le fait d'avoir vu à plusieurs reprises Fabrice Touil à sa sortie de prison, le fonctionnaire, rentré en 1997 dans l'administration pénitentiaire, a déclaré "regretter profondément" des "fautes gravissimes" et des "errements déontologiques".

Dans ce métier "très enrichissant" et "très humain" où il devait gérer 900 détenus dans sa division, il a reconnu avoir "failli" à sa "mission": "Je n'ai pas respecté le code de déontologie", a-t-il affirmé dans un flot de paroles, contestant cependant toute infraction pénale.

AB avec AFP