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"Que la rentrée soit celle des états généraux de la police nationale": la colère monte chez les policiers à quelques heures du sommet du G7

À l'appel de plusieurs syndicats, les policiers se rassemblement pour "la reconnaissance" de leur profession et pour interpeller sur leurs conditions de travail.

"La maison police brûle. On va leur en donner de la convivialité": Deux phrases sans équivoque en introduction du tract édité par les syndicats de policiers. Le climat est plus que tendu entre les policiers et l'exécutif, alors que le G7 s'ouvre demain.

"Ce barbecue on aurait aussi pu l'appeler le contre-sommet policier. Aujourd'hui les policiers sont mobilisés avec les arrivées programmées des chefs d'Etat et en même temps sur les manifestations prévues. Les policiers tiendront bon, mais ils en ont marre", martèle Yves Lefebvre, secrétaire national du syndicat Unité SGP Police FO.

47 suicides

Alliance Police Nationale appelle aussi à ce rassemblement. Pour son porte-parole, Stanislas Gaudon, il est urgent que le gouvernement réagisse: "Il y a une fatigue morale et physique. Il y a eu 47 suicides depuis le 1er janvier et 2019 s’annonce être une des plus dramatique en la matière. Le policier est fatigué et attend des mesures fortes et concrètes de la part de l’administration", clame-t-il.

"On est ouverts à toute discussion"

Heures supplémentaires impayées, cycles de travail inadaptés, les griefs sont nombreux. Yves Lefebvre espère un sursaut du gouvernement après le G7.
"Nous voulons que la rentrée soit celle des états généraux de la police nationale. On est ouverts à toute discussion possible pour améliorer l'efficacité des forces de l'ordre, à condition qu'on nous écoute".

Le syndicaliste le promet. Si les policiers ne sont pas entendus, ils bloqueront les commissariats comme en décembre dernier, et ce pour une durée indéterminée. 

Benoît Ballet (Guillaume Dussourt)