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Réforme de la police judiciaire: Gérald Darmanin affirme vouloir maintenir le projet

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a affirmé dans une interview au Parisien que la réforme de la police judiciaire est “courageuse, indispensable et difficile”. Une réaction attendue après la mobilisation des enquêteurs de la PJ vendredi dernier.

Il n’en démord pas. Malgré la fronde et la mobilisation historique de la police judiciaire, Gérald Darmanin réaffirme que la réforme de la police passera. Sa réaction était attendue après la mobilisation inédite des enquêteurs de la police judiciaire vendredi dernier.

Gérald Darmanin maintient le projet de réforme de la police voulu par son directeur général (DGPN). Une annonce faite dans une interview ce lundi matin à nos confrères du Parisien. Le projet controversé prévoit de placer tous les services de police à l'échelle du département - renseignement, sécurité publique, police aux frontières (PAF) et police judiciaire (PJ) - sous l'autorité d'un seul Directeur départemental de la police nationale (DDPN), dépendant du préfet.

Une réforme “courageuse, indispensable et difficile”, estime le ministre de l’Intérieur, qui condamne le coup de force des policiers marseillais, jugeant que les limites ont été “franchies”.

Des sanctions contre les policiers manifestants?

Sur le fond, Gérald Darmanin annonce que le projet initial de la direction générale de la police a été amendé. Il n’y aura “aucune suppression de service ou d’antenne locale”, assure-t-il. “Aucun policier de PJ ne fera autre chose que ce qu’il faisait aujourd’hui, je m’y engage”, déclare le ministre.

C’est à la mi-décembre, annonce-t-il, que sera rendu l’audit actuellement mené dans les départements qui testent la réforme. Pour le ministre de l’Intérieur, il faut davantage écouter les policiers, dit-il, tout en renouvelant sa confiance à leur directeur général, qui porte cette réforme.

Dans le souci d’apaiser la crise, le ministre de l’Intérieur a écrit à tous les policiers relevant de la Direction centrale de la police judiciaire. Il a également précisé que certains manifestants "pourraient être redevables de sanction", en précisant cependant avoir demandé au Directeur central de la police judiciaire, Jérome Bonet, "d'avoir le sens de l'apaisement".

Guillaume Biet avec Guillaume Descours