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"Si la réponse pénale n'est pas là, autant jeter les écharpes", témoigne un maire agressé en Seine-et-Marne

Laurent Simon, maire d'une petite commune de Seine-et-Marne, a été frappé à coups de poings par un habitant pour un différend de voisinage et témoigne ce mercredi sur RMC.

Des coups de poings et une côte cassée pour une place de parking. Laurent Simon, maire de la commune de Chalifert en Seine-et-Marne, a été agressé par un administré de sa commune cette semaine.

Les images ont tourné en boucle sur les réseaux sociaux. Invité de RMC ce mercredi matin, il explique avoir porté plainte et réclame une réponse forte de la justice.

"On n'a pas le temps d'avoir peur, on essaye juste de se protéger. C'est ma 13e année de mandat c'est la première fois que je me retrouve dans une situation comme ça. Je me suis trouvé dans des situations viriles avec des gens du voyage, puis des agriculteurs. Mais de là à me sentir menacé physiquement, non."

"Sur 1.300 habitants, j'en ai 1.299 adorables, on ne va pas s'arrêter parce qu'il y en a un qui peut disjoncter"

"On a l'impression qu'on peut taper sur n'importe qui, n'importe comment pour des raisons complètement futiles", nous disait-il mardi. Il réclame de sanctions fortes et exemplaires et estime qu'il y a un travail "d'éducation" à refaire.

"La réponse pénale doit être déterminante, c'est un phénomène qui grandit. Il faut qu'on arrête cette escalade. Si il suffit de menacer ou frapper un maire pour qu'il vous donne satisfaction à titre individuel autant qu'on jette les écharpes. Ca me donne envie de continuer. Sur 1.300 habitants, j'en ai 1.299 adorables, on ne va pas s'arrêter parce qu'il y en a un qui peut disjoncter."

Avec cette nouvelle agression, l'Association des maires de France (AMF) rappelle que 233 élus ont déjà subi un acte de violence en 2020, contre 198 à la même date (mi-août) en 2019, soit une hausse de 14%.

Une réunion intergouvernementale sur les agressions d'élus, prévue de longue date, doit se tenir mardi prochain à Matignon.

J.A.