RMC

Tulle: prison ferme pour un récidiviste radicalisé pour diffusion d'images pédopornographiques

Illustration

Illustration - AFP

Condamné à 6 ans de prison pour terrorisme en 2015, il avait ensuite été condamné une première fois pour consultation, détention et diffusion d'images à caractère pédopornographique en 2021 avant cette nouvelle condamnation, cette fois en compagnie de ses 2 épouses religieuses, poursuivies pour complicité.

Un détenu du centre de détention d'Uzerche (Corrèze), fiché S, a été condamné jeudi soir à 7 ans d'emprisonnement par le tribunal correctionnel de Tulle, pour détention et diffusion d'images à caractère pédopornographique, avec la complicité de deux "épouses religieuses".

Yohan Moussouath, 30 ans, a un lourd passé judiciaire: il avait été condamné en janvier 2015 par le tribunal judiciaire de Paris à 6 ans d'emprisonnement pour terrorisme, pour avoir fabriqué des explosifs chez lui à Marignane (Bouches-du-Rhône).

Suivi de près par les services de renseignements depuis sa libération, il a ensuite été condamné à Bordeaux à deux reprises pour consultation, détention et diffusions d'images à caractère pédopornographique, dont en 2021 à 5 ans ferme, pour cette infraction ainsi que pour corruption de mineurs.

"Je suis un homme comme tout le monde"

"Tant qu'il y aura des gens comme vous, il y aura des enfants violés. Et ça, c'est de la barbarie, c'est de la sauvagerie", a déclaré la présidente du tribunal Laetitia Clerc, faisant référence aux noms qu'il donnait à ses comptes sur les réseaux sociaux et blogs "barbarie du 13", "sauvagerie13".

"C'est des noms comme ça, ça n'a pas de sens particulier", s'est défendu le prévenu, qui explique n'avoir pas réussi à se retenir" en cellule en téléchargeant "une dizaine d'images". "Je suis un homme comme tout le monde (...) Je fais la différence avec la réalité. Les photos, ça reste virtuel. Certes, j'ai une déviance...", a minimisé Yohan Moussouath.

Ses deux "épouses religieuses" également condamnées pour complicité

Pour la procureure de la République Myriam Soria, "c'est quelqu'un qui refuse de comprendre ce qu'il a fait et c'est inquiétant.(...) Il représente un danger majeur", a-t-elle asséné.

Il comparaissait avec ses deux "épouses religieuses", âgées de 32 et 22 ans, toutes deux jugées pour complicité, en lui fournissant notamment téléphones et cartes SIM. L'une d'elle, épousée sur un réseau social et mise en examen à Avignon pour des faits de viol sur mineur de moins de 15 ans et captation d'image à caractère pédopornographique, a été condamnée à 2 ans de prison ferme assortie d'un mandat de dépôt. Sa co-prévenue "répudiée", a écopé de 8 mois de prison avec sursis.

G.D. avec AFP