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"Un attentat de cette intensité réveille des déséquilibrés, notre vigilance est extrême", s'inquiète la porte-parole du ministère de l'Intérieur

La porte-parole du ministère de l'Intérieur Camille Chaize craint que l'attentat de Nice ne pousse d'autres personnes à passer à l'action. Elle ajoute que "les informations", dont disposent les autorités justifient le renforcement des mesures sécuritaires.

Près de deux semaines après la mort de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, trois personnes ont été tuées jeudi dans une attaque au couteau au sein de la basilique Notre-Dame de Nice. L'assaillant, un Tunisien de 21 ans, a été interpellé par la police après avoir été touché par balles.

Dans la foulée, Emmanuel Macron a annoncé le renforcement des effectifs de la force Sentinelle, passant de 3000 à 7000 militaires. Le plan Vigipirate a lui été relevé au niveau "Urgence attentat", le plus haut niveau : "Le niveau de menace est très élevé", a rappelé ce vendredi sur RMC Camille Chaize, porte-parole du ministère de l’Intérieur.

La mobilisation de militaires supplémentaires et un plan vigipirate au niveau maximum devrait permettre la mise en place de nouvelles patrouilles "autour de sites sensibles", ajoute-t-elle. Sont concernés les sites qui accueillent du public mais également les lieux de culte alors que des patrouilles dynamiques doivent être mobilisées près des écoles alors que la rentrée doit avoir lieu lundi.

"Nous avons des éléments d’informations qui nous laissent à penser qu’il faut cette mobilisation renforcée"

"Nous étions déjà sur un niveau de sécurité renforcé. Là ce nouveau niveau d’alerte permet la mobilisation des militaires. Nous avons des éléments d’informations qui nous laissent à penser qu’il faut cette mobilisation alors que les services de renseignement réévaluent régulièrement le niveau de menace"
"N’importe quel attentat de cette intensité réveille des déséquilibrés, des personnes qui veulent passer à l’acte et notre vigilance est donc extrême. Les personnes déséquilibrées qui hésitaient à passer à l’acte peuvent voir une certaine faiblesse de l’Etat et en profiter", ajoute la porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Pour tenter d'anticiper tout passage à l'acte, Camille Chaize précise qu'actuellement les services de renseignement suivent toujours plus de 20.000 fichés S pour diverses raisons: "Il y a également ce fichier des radicalisés, où il y a environ 8000 personnes dont des djihadistes et d’autres extrémistes. Mais ni l’assassin de Samuel Paty, ni l'assaillant de Nice n’étaient fiché S.

Guillaume Dussourt