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Vidéo ultraviolente d'une agression d'un ado de 17 ans: 6 mineurs mis en examen pour "violences aggravées" à Bastia

Le six suspects, tous mineurs, sont âgés de 14 à 17 ans.

45 secondes d'ultraviolence. Six mineurs ont été mis en examen mercredi à Bastia pour "violences aggravées" sur un adolescent qu'ils sont accusés d'avoir roué de coups lors d'une agression filmée par une caméra de vidéosurveillance et diffusée sur les réseaux sociaux.

"Ils ont été présentés mercredi au juge des enfants du tribunal de Bastia, mis en examen et placés sous contrôle judiciaire", a indiqué à l'AFP Arnaud Viornery, procureur de la République de Bastia.

Coups de pied, de poing et de bâton

L'agression a eu lieu jeudi dernier dans le citypark d'un square du quartier de Montesoro, dans le sud de Bastia, par ces six mineurs, âgés de 14 à 17 ans, dont un seul avait déjà des éléments à son casier judiciaire, a précisé le procureur.

Sur cette vidéo de 45 secondes, issue de la vidéosurveillance, on voit six jeunes s'en prendre à un septième à coups de pied, de poing et de bâton. "Une pierre a également été utilisée", a précisé le procureur qui a noté "qu'il était relativement rare d'avoir ce genre de passage à tabac" en Corse.

Enquête sur les conditions de diffusion

Selon le procureur, la victime, âgée de 17 ans, était sortie de l'hôpital avec 16 points de suture à la tête et une incapacité temporaire totale (ITT) supérieure à huit jours, en l'occurrence de 12 jours. La peine encourue est ainsi de 7 ans de prison.

L'agression a été filmée par une caméra de vidéosurveillance et les images ont été diffusées mercredi après-midi sur les réseaux sociaux par le parti politique Forza Nova, qui se présente comme un "mouvement nationaliste corse de droite".

"J'ai ouvert une enquête parallèle sur les conditions de diffusion de cette vidéo qui n'était pas censée être diffusée", a également dit à l'AFP le procureur.

Pour accompagner la vidéo, Forza Nova s'indigne: "Cette vidéo n’a pas été filmée dans le 93 mais bien dans le quartier d’Agliani à Bastia. (...) La Corse ne peut se résoudre à voir ses quartiers se transformer en zones de non-droit à l’image des banlieues françaises", dressant ainsi un parallèle avec l’agression du jeune Yuriy à Paris, qui avait suscité de nombreuses réactions et posé le problème des "bandes" ultraviolentes.

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La rédaction de RMC avec AFP