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Violée et rouée de coups à la sortie d'une discothèque de Bayonne: un crime résolu 12 ans après

Violée et rouée de coups à la sortie d'une discothèque de Bayonne: un crime résolu 12 ans après

Violée et rouée de coups à la sortie d'une discothèque de Bayonne: un crime résolu 12 ans après - afp

Pendant des années, de nombreuses auditions et investigations techniques - vidéoprotection, prélèvements - sont diligentées, sans rien donner.

C'était ce qu'on appelle un "cold case". Deux hommes soupçonnés d'avoir violé et roué de coups une femme aux abords d'une discothèque de Bayonne en 2009 ont été mis en examen 12 ans après les faits, une affaire récemment élucidée grâce à un rapprochement d'ADN.

L'affaire a été relancée, il y a deux mois, quand un père de famille est placé en garde à vue pour une toute autre affaire de violences familiales. Son ADN est prélevé puis saisi dans le fichier national des empreintes génétiques. Là, les enquêteurs se rendent compte qu'il correspond à des traces génétiques "non résolues", prélevées sur le corps d'une femme... il y a 12 ans. 

En octobre 2009, cette dernière, âgée d'une quarantaine d'années, a été abordée par deux hommes, alors âgés de 19 et 29 ans, à la sortie d'une discothèque. Ils lui proposent de la raccompagner chez elle avant de l'emmener aux bords d'une rivière proche, la Nive. Les deux hommes la rouent de coups et la violent à plusieurs reprises avant de la laisser inconsciente. Son visage porte les traces d'une douzaine de fractures. 

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Mais à l'époque, l'enquête n'aboutit pas. Pendant des années, de nombreuses auditions et investigations techniques - vidéoprotection, prélèvements - sont diligentées, sans rien donner. Jusqu'à ces prélèvements 12 ans plus tard, la police judiciaire a donc pu relancer ses investigations. De là, la police judiciaire de Bayonne saisie fin 2017 a poursuivi les investigations pour identifier des complices. Et interpellé lundi et mardi quatre personnes, deux personnes qui seront mises hors de cause et les deux auteurs présumés. 

Ces deux pères de famille ont reconnu les faits et ont été mis en examen en début de semaine des chefs de viols et de violences en réunion ayant entraîné une infirmité permanente.

L'un a été placé en détention provisoire et l'autre incarcéré provisoirement dans l'attente d'un débat différé devant le juge des libertés et de la détention.

Margaux Bourdin (avec AFP)