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Violences policières: "Si le préfet Lallement n'est pas capable de s'expliquer, il doit partir", appelle un député de la majorité

Les députés de la majorité réclament d'une même voix des sanctions exemplaires contre les policiers filmés en train de frapper violemment un producteur de musique à Paris samedi dernier.

"Assez de ces scènes choquantes, cette agression insoutenable n'a pas sa place dans notre République". À l'image de leur chef de file, l'ancien ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, les députés marcheurs dénoncent d'une même voix le comportement des trois fonctionnaires de police impliqués dans la très violente interpellation de Michel Zecler samedi dernier à Paris.

Tous réclament des sanctions. Hors micro, les élus remettent clairement en cause la chaine de commandement. Certains parlent même d'impunité au sein de la préfecture de Police de Paris. "On ne peut plus continuer comme ça", s'énerve un député en Marche. "Si le préfet Lallement n'est pas capable de s'expliquer, il doit partir", plaide-t-il.

Une agression dévoilée au pire moment pour la majorité qui a déjà du mal à faire passer l'article 24 de sa loi de sécurité globale, celui qui vise à interdire la diffusion d'images de policiers portant atteinte à leur intégrité. Selon un député classé à gauche de la majorité, il faut absolument supprimer ce texte pour apaiser les tensions.

Pierrick Bonno (avec Guillaume Dussourt)