100 jours de François Bayrou à Matignon: "On ne sait pas où va le pays", tacle Charles Consigny

"Il n'y a pas de direction, il n'y a pas de cap". Alors que le Premier ministre François Bayrou a passé, dimanche, le cap des 100 jours à Matignon, Charles Consigny a vivement critiqué son mandat au micro des Grandes Gueules.
"On ne sait pas où va le pays. On est perdu en réalité, donc on fait du surplace. C'est ce à quoi tout le monde s'attendait avec Bayrou. Beaucoup de gens disaient qu'il était très fort pour ne rien faire", insiste le membre des GG.
L'avocat dénonce, sur RMC lundi, un gouvernement "à la limite de la farce". "Tout le monde comprend qu'en réalité le but est de tenir le plus longtemps possible avec cette situation politique impossible", explique Charles Consigny.
La chroniqueuse des GG Flora Ghebali pense de son côté que François Bayrou à Matignon "arrange tout le monde". "Chacun peut faire sa petite politique politicienne au sein de son parti, peut se disputer en interne pour préparer l'élection présidentielle", se désole l'entrepreneure dans la transition écologique.
Après la polémique liée aux violences physiques et sexuelles commises dans l'établissement privé catholique Notre-Dame de Bétharram et la gestion par François Bayrou du dossier des retraites, le Premier ministre a enregistré une lourde baisse de sa côte de popularité.
Sa côte de popularité en forte baisse
En mars, cette dernière est tombée à 27% de Français satisfaits de son action, au plus bas depuis sa nomination en décembre, dévissant de 11 points par rapport à février, selon un baromètre mensuel de l'Ifop pour le Journal du dimanche.
Interrogé sur les 100 jours de François Bayrou, sur BFMTV dimanche, son ministre de la Justice Gérald Darmanin l'a défendu: "Il a obtenu un budget. Budget perfectible bien sûr, mais il vaut mieux un budget que pas de budget pour la France. On peut avancer. C'est grâce à François Bayrou."
"Dans un contexte extrêmement, c'est un Premier ministre courageux. Un Premier ministre qui pousse ses ministres à bien travailler, il leur donne une liberté de ton, c'est une très bonne chose", a insisté le garde des Sceaux.
À l'inverse, Emmanuel Macron, qui s'affiche à la manoeuvre sur la scène internationale, grappille un point. Même si sa cote reste à l'étiage, 24% de satisfaits seulement, elle est en progression pour le deuxième mois d'affilée.