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A Saint-Denis, union sacrée contre la privatisation d'ADP

Des élus issus de tout "l'arc républicain" se sont retrouvés mercredi soir à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour une réunion publique "peu banale", par son éclectisme politique, destinée à lancer la collecte des signatures contre la privatisation d'Aéroport de Paris (ADP).

C'est une réunion publique peu banale qui s'est tenue mercredi soir à Saint-Denis: des élus PCF, LFI, PS et LR réunis pour lancer la collecte des signatures contre la privatisation d'Aéroports de Paris. L'objectif, rassembler en 9 mois les 4,7 millions de signatures nécessaires pour organiser un référendum contre la privatisation de l'entreprise.

Socialistes, communistes, Insoumis et Républicains à la même tribune, l’image surprend même le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure: "C'est effectivement un peu nouveau pour moi de me dire que nous nous retrouvons là, mais nous avons choisi de dépasser nos différences pour préserver l'intérêt général".

Un même objectif mais chacun fera campagne de son côté. Gilles Carrez, l’un des 76 parlementaire Les républicains qui ont voté pour le référendum: "C'est ne fait une campagne directe avec l'ensemble de nos concitoyens. C'est un mode nouveau. Je trouve donc normal que ça ne passe pas forcément par le canal des partis politiques. C'est un sujet qui dépasse les clivages".

"Le démarrage de quelque chose d'historique"

Parmi les parlementaires signataires, Eric Coquerel, député Insoumis de Seine-Saint-Denis: "Des députés de couleurs politiques différentes mais qui disent la même chose. On a un objectif commun et on va y arriver. On va faire du porte à porte, faires des tables communes, on va aller dans toutes les mairies qui acceptent de faire campagne. On va s'y mettre. Dans quelques années, les gens qui sont ici se diront qu'ils auront vécu le démarrage de quelque chose d'historique".

Dans la salle des sympathisants communistes et des syndicalistes d’ADP, galvanisés par cette union sacrée: "Je vais vous avouer une chose, Carrez m'a enthousiasmé et pourtant je ne suis pas de droite mais j'ai senti en lui une vraie conviction, une vraie envie de partager. C'est ça qui nous fait penser que l'on va gagner".

Selon les premières données, il y aurait eu dès le premier jour, 125.000 soutiens. Le Conseil constitutionnel s'engage à dévoiler un comptage précis tous les mois jusqu'à la clôture du recueil de signatures en mars prochain.

Laura Taouchanov et Pierrick Bonno avec Paulina Benavente