Agnès Pannier-Runacher interdite de décisions sur Engie pour encore deux semaines

La ministre française de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher le 18 novembre 2021 - Eric PIERMONT © 2019 AFP
La ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher ne peut pas gérer les dossiers liés à Engie en raison d'un risque de conflit d'intérêts selon un décret publié mercredi au Journal officiel, mais la mesure ne devrait durer que deux semaines, a affirmé son cabinet.
Le mari de la ministre, avec qui elle est en procédure de divorce, est en effet président d'Engie Global Markets, la plateforme trading d'énergie du groupe énergétique, et membre du comité exécutif de l'unité "Global Energy Management & Sales".
Agnès Pannier-Runacher était déjà soumise à des restrictions sur les dossiers liés à Engie depuis début 2019 en tant que secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie puis en tant que ministre déléguée à l'Industrie, alors qu'elle était encore en couple avec M. Pannier.
Des restrictions levées à la fin de la procédure de divorce
Ces restrictions devraient être levées dans deux semaines, dès lors que leur convention de divorce sera pleinement validée, a assuré le cabinet de la ministre. "Très concrètement cela signifie que dans les 15 jours qui viennent, si une décision urgente doit être prise vis-à-vis d'Engie, elle sera prise par la Première ministre", a-t-il précisé.
"C'est un délai légal technique qu'on ne peut pas comprimer", a-t-il ajouté, assurant qu'il n'y avait "pas de difficulté dans le fonctionnement du cabinet mais seulement une précaution sur le cas d'Engie".
Dans ses précédentes fonctions, Agnès Pannier-Runacher faisait aussi l'objet de restrictions sur les dossiers liés à Compagnie des Alpes et au secteur du tourisme, à l'entreprise de nettoyage et d'hygiène Elis, la compagnie maritime Bourbon corporation et le groupe australien de services financiers Macquarie, pour lesquels elle a travaillé à diverses fonctions.