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Bayrou va créer un nouveau grand parti centriste, un "refuge" face aux insanités et au désordre

LE JOURNAL DU OFF - Chaque matin à 5h36, retrouvez les indiscrétions du service politique de RMC.

La prise de parole d’Emmanuel Macron à l’ouverture de la Cop26 remarquée

Nous avons même chronométré son discours, et comme tous les chefs d’Etat il avait droit à 3 minutes. Le président de la République a parlé ... plus de 10 minutes et a explosé les timings.

Visiblement, Emmanuel Macron mise sur l’écologie pour 2022. D’ailleurs un de ses ministres de premier rang le juge "très bavard" à ce sujet en ce moment.

Même en conseil des ministres, il s’étonne de l’entendre beaucoup parler d’environnement. Une stratégie que ce poids lourd du gouvernement juge payante. "Aujourd’hui, c’est bon et porteur pour la place de la France dans le monde". C’est peut-être pour ça alors, que le Président a pris son temps à la tribune.

L’écologie chez Macron, un ancien ministre insiste, ce n’est pas nouveau. Il assure que sa prise de conscience écolo est faite. Il défend son bilan avec la baisse des émissions de gaz à effet de serre. Il défend son programme ou plutôt son plan "France 2030": "C’est la première fois qu’un Président veut transformer l’économie pour l’écologie".

Même la ministre de la Transition écologique monte au front

Barbara Pompili, elle, tacle les idées des autres candidats. Pour elle, "Le Pen, Bertrand et Mélenchon sont des candidats du black-out !"... Quant à Yannick Jadot, elle trouve que son écologie n’est pas ancrée dans le réel, elle est même prête à en débattre avec lui.

Sauf que chez Europe écologie-Les Verts, on ne veut pas des paroles on veut des actes. Une cadre du parti en a marre des beaux discours du Président. Elle admet qu’il a le sens de la formule, mais quand il faut prendre une décision, il écoute systématiquement les intérêts privés. D’où le fait dit-elle de miser sur la diplomatie pour faire de beaux et de... longs discours.

Les confidences de François Bayrou au service politique de RMC, il peaufine les murs de la future « Maison Commune »

Date de livraison : avant Noël, nous dit le patron du Modem, transformé en chef de chantier. François Bayrou voit ce grand parti qui doit rassembler toutes les composantes de la majorité comme "un courant politique central, construit pour des générations". Voilà pour les fondations, entre les lignes, il décrit cette "Maison" comme une sorte de refuge, un paratonnerre.

"Il y a un tel désordre dans la vie politique, de telles insanités qui sont proférées, que beaucoup de gens se disent, là au moins on sait qu’il y a une démarche équilibrée"

Un seul petit indice sur le nom du futur parti: seulement "démocrate" ou "républicain". Voilà des idées proches, dit-il, d’une certaine "conception du civisme". Les Républicains c’est déjà pris en tout cas.

Jour J, justement, pour le dépôt des parrainages des candidats LR

Michel Barnier avait recueilli lundi soir précisément 702 signatures. On se permet de dire que "c’est de bonne augure" dans son entourage. Il est loin devant Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Philippe Juvin qui ont déjà déposé leurs listes. Loin devant Eric Ciotti aussi, qui devrait en déposer environ 400 ce mardi matin. Pour Denis Payre, en revanche, le mystère reste entier. Ca parait en tout cas hors de portée.

Le démenti de Zemmour

Depuis plusieurs semaines, le bruit court qu’il pourrait se déclarer candidat le 9 novembre jour du décès du Général de gaulle, à Colombey les deux Eglises. « C’est faux » dit son entourage, « il ne s’y rendra pas ».

Le service politique de RMC