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Bruno Le Maire lorgne de plus en plus sur la présidence du FMI

INDISCRÉTIONS RMC - Bruno Le Maire serait tenté par la présidence du Fonds monétaire international en 2024. Une velleité de départ de la France pour mieux y revenir, sur fond de tension avec Élisabeth Borne, la Première ministre.

Bruno Le Maire regarderait de l'autre côté de l'Atlantique et plus précisement à Washington pour son avenir. Pas pour s’installer directement dans le bureau ovale de Joe Biden mais bien dans celui du patron du Fonds monétaire international (FMI). Le mandat de l’actuelle présidente du FMI, la Bulgare Kristalina Georgieva, arrive à son terme en 2024 et Bruno Le Maire cache de moins en moins ses ambitions. En petit comité, l’actuel ministre des Finances avoue que l’option est bien sur la table.

"On a besoin de ligne de fuite pour tenir" a-t-il expliqué dernièrement.

Un profil qui tient la route

Ses proches pensent fortement qu'il a ses chances: "Il faut être européen, ministre des Finances, ancien dans le poste, obtenir le soutien des Allemands et des Américains et ne pas se voir opposer un véto de la Chine". En bref, le portrait-robot de l’ancien député de l’Eure et candidat déçu de la primaire de la droite et du centre de 2016.

Pourtant puissant ministre des Finances, son souhait de quitter la France pourrait être une volonté de partir pour peut-être mieux y revenir. En clair, devenir patron du FMI en 2024 pour être un recours en 2027 à la présidentielle, c'est l'une des hypothèses. En tous cas, selon un pilier de la majorité, Bruno Le Maire serait intéressé par tout aujourd'hui sauf par rester à la tête de son ministère.

Mais certains de ses proches s'interrogent sur cette stratégie.

"Qu'il ait envie d'entrer dans les instances internationales les plus importantes avec la reconnaissance matérielle que cela impose, j'en ai aucun doute" explique cette même source.

Mais certains de ses proches s'interrogent sur cette stratégie. "Bruno vient de prendre des responsabilités au sein de Renaissance, on commence à réfléchir à la suite", explique l'un d'entre eux. Comprendre: la présidentielle. Rien d'incompatible pour le principal intéressé qui estime que 2027 se jouera de toute façon au tout dernier moment.

Des tensions et une "explication houleuse" Borne / Le Maire

Il faut dire que les relations entre le locataire de Bercy avec la Première ministre Elisabeth Borne sont très loin d'être au beau fixe. Un membre du gouvernement a confié à RMC qu'une "explication houleuse" avait éclaté entre la locataire de Matignon et celui de Bercy il y a quelques jours.

En cause, la prolongation de la ristourne sur le carburant à laquelle Bruno Le Maire s'était publiquement opposé. Le ministre de l'Économie aurait même menacé de démissionner en cas de nouveau dérapage budgétaire.

Jérémy Trottin avec MM