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Congrès du PS: "Delphine Batho peut être dans le débat mais pas dans l'insulte"

Delphine Batho, le 24 août 2013.

Delphine Batho, le 24 août 2013. - Xavier Leoty - AFP

En pleine reconstruction, le Parti socialiste se cherche un leader. Écartée de la course, Delphine Batho a dénoncé "la censure", brimant "la liberté du débat".

Ils seront quatre à briguer la tête du Parti Socialiste lors du congrès d'avril prochain. Quatre hommes, Stéphane Le Foll, Olivier Faure, Luc Carvounas et Emmanuel Maurel, sont officiellement candidats au poste de premier secrétaire du PS, ainsi en a décidé le conseil national hier.

Comme prévu, la candidature de Delphine Batho n’a pas été retenue faute de parrainages (aucun membre du bureau national ne l’a parrainé), mais la députée des Deux-Sèvres promet qu’elle va continuer à se faire entendre.

"Je l’invite à respecter les militants"

"Aucune censure ne peut brimer la liberté du débat. Il va y avoir le congrès officiel, mais cela va être un peu comme à Avignon, il y aura le festival off, et je vais aller à la rencontre des militants, des adhérents, de tous ceux qui m’ont demandé de venir les voir, ce mouvement a commencé, il ne s’arrêtera pas", a-t-elle dit lors du congrès.

Rachid Temal, le coordinateur du parti socialiste prévient Delphine Batho: qu’elle s’exprime oui mais pas en insultant le PS et ses membres.

"Madame Batho, elle peut être dans le débat, mais pas dans l’insulte. Je l’invite à respecter les militants et je l’invite à participer au débat mais en respectant les règles communes. Elle a été ministre socialiste. L’ensemble du conseil national a souligné qu’elle ne pouvait plus parler du parti socialiste comme d’une mafia, ce n’est pas acceptable", assure-t-il.

Le 19 janvier dernier sur RMC, Dephine Batho avait dénoncé "une mafia qui est à la manœuvre pour organiser un petit coup d'Etat avec ce congrès sur la refondation du PS".

Annabel Roger (avec G.D.)