RMC

Crise des migrants au Bélarus: ce que proposent les cinq candidats LR sur RMC

Les cinq candidats à l'investiture LR pour la présidentielle ont plaidé pour la "fermeté" face au régime du président bélarusse Alexandre Loukatchentko.

Des milliers de migrants du Moyen-Orient campent à la frontière UE-Bélarus, source d'impasse dans les relations entre l'Union et les États-Unis d'un côté, et de l'autre le Bélarus soutenu par la Russie, son alliée. L'Europe s'est dit prête à appliquer de nouvelles sanctions contre le Bélarus, après le premier contact à haut niveau entre Bruxelles et Minsk depuis le début de la crise migratoire à la frontière orientale de l'UE. 

Un sujet qui a notamment été mis sur la table du "Débat de la Droite" ce dimanche sur RMC et BFMTV. Les cinq candidats à l'investiture LR pour la présidentielle ont ainsi plaidé pour la fermeté face au régime du président bélarusse Alexandre Loukatchentko.

"Ce qui se passe en Biélorussie est criminel. C'est une instrumentalisation délibérée du régime dictatorial" d'Alexandre Loukatchentko pour "déstabiliser l'UE", a estimé Michel Barnier, en s'interrogeant sur l'opportunité "de traduire M. Loukatchenko devant la Cour pénale internationale". Mais "nous devons aider le gouvernement polonais à construire une frontière solide", a-t-il ajouté.

Pour Valérie Pécresse, "on ne peut pas céder au chantage migratoire d'un dictateur qui veut mettre l'Europe à genoux" car le président bélarusse "essaie de nous faire plier". "C'est l'existence même de l'Europe qui est en jeu", a-t-elle ajouté, estimant que "l'urgence doit être traitée par le HCR", l'Agence des Nations unies pour les réfugiés.

Eric Ciotti a de son côté assuré que "seule la fermeté sera gage d'humanité" alors que "l'Europe a le devoir de protéger ses frontières". "Nous ne devons pas accueillir ces migrants car ce serait céder au chantage, on ouvrirait des brèches partout en Europe", or "on sait que dans ces flux migratoires de 2015 se sont insérés les terroristes du Bataclan", a-t-il affirmé.

Pour Xavier Bertrand, il faut qu'"on aide les Polonais à protéger notre frontière et on ne cède pas" dans cette crise. "On ne laisse pas ces femmes et enfants sans rien, et le HCR doit être très présent", a-t-il affirmé. Mais il faut aussi "construire un mur", a-t-il ajouté.

Quant à Philippe Juvin, il a estimé que la "priorité des priorités" était de "prendre en compte l'aspect humanitaire" mais "être très ferme". "L'espace Schengen ne fonctionne pas" et il faut "suspendre" ces accords régissant la libre circulation en Europe, selon lui.

Les Occidentaux accusent le régime bélarusse d'Alexandre Loukachenko d'avoir délibérément orchestré la crise en encourageant les migrants à venir dans le pays, puis en les acheminant à la frontière. 

Loukachenko, qui est au pouvoir depuis près de 30 ans et qui a mené une répression sanglante contre ses opposants, nie les accusations et accuse l'Occident.

Le plus grand campement de migrants, près du village bélarusse de Brouzgi, rassemble selon les autorités environ 2.000 personnes, dont des femmes enceintes et des enfants.

La rédaction de RMC (avec AFP)