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Démission de Laurent Wauquiez: "Notre échec est aussi collectif", reconnaît Damien Abad, vice-président LR

Laurent Wauquiez a annoncé dimanche soir sa démission de la présidence des Républicains (LR), une semaine après la déroute historique du parti (8,48%) aux élections européennes.

Laurent Wauquiez cède aux pressions. Après la déroute de François-Xavier Bellamy aux élections européennes, le patron de LR abandonne la présidence. "Les victoires sont collectives, les défaites sont solitaires. Il faut que je prenne mes responsabilités: (...) je vais prendre du recul. Je me retire de mes fonctions de président des Républicains", a-t-il déclaré ce dimanche soir sur TF1.

"Je salue son sens des responsabilités. Il a pris une décision courageuse, digne et pas facile à prendre à un moment où notre échec est aussi collectif. Il faut que la droite dans son ensemble puisse réagir pour se reconstruire et montrer aux Français qu'elle n'est pas morte et qu'elle a encore des idées", a réagi Damien Abad, vice-président LR et député de l'Ain.

"Je dis aujourd'hui aux militants désorientés et aux élus locaux de rester sur le navire"

Le député admet que son parti doit se reconstruire et appelle ses partisans à rester unis:

"C'est un parti en reconstruction depuis la double défaite à la présidentielle puis aux législatives, ça fait 10 ans qu'on n'a pas gagné une élection nationale, donc il y a beaucoup de travail mais je dis aujourd'hui aux militants désorientés et aux élus locaux de rester sur le navire. Le pire serait de surpaniquer et de partir au RN ou à LREM. Je crois à un espace pour la droite républicaine, je pense qu'on peut proposer une alternative crédible face au pouvoir en place".

Selon les statuts de LR, en cas de vacance, la présidence est assurée par le vice-président délégué, Jean Leonetti. En attendant la tenue d'un nouveau congrès, Damien Abad veut croire à une reconstruction: "J'en appelle à un sursaut collectif, il n'y aurait rien de pire que de lancer une guerre des chefs. On doit pouvoir travailler ensemble".

Paulina Benavente