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Duel Valls-Hamon pour l'investiture socialiste: "Il n'existe pas des gauches irréconciliables"

Benoît Hamon est arrivé en tête dimanche soir du premier tour de la primaire à gauche et aborde le second avec un net avantage face à Manuel Valls. Pour ce dernier, ce sont deux lignes claires, et distinctes, qui vont s'affronter. "Les gauches irréconciliables", selon la formule popularisée par Manuel Valls. Pas tant que cela a estimé ce lundi sur RMC Pascal Cherki, porte-parole de Benoît Hamon.

Manuel Valls, arrivé deuxième dimanche au premier tour de la primaire socialiste élargie, a appelé les électeurs à faire le choix au second tour entre "la défaite assurée" s'ils désignent Benoît Hamon et "la victoire possible" à la présidentielle. Pour lui, ce sont deux lignes claires, et distinctes, qui vont s'affronter: "les gauches irréconciliables", selon la formule popularisée par l'ancien Premier ministre. "Nous ne sommes pas en désaccord sur tout", a, de son côté, estimé ce lundi dans Bureau de Vote, Pascal Cherki, le porte-parole de Benoît Hamon.

"Moi, je ne crois pas qu'il y ait des gauches irréconciliables, a-t-il ajouté. Il y toujours eu à gauche des débats et des options. Et, nous, nous avons toujours dit que nous présentions des options mais que nous ne détenions pas la vérité. Cela nous l'assumons". "Il y a, bien évidemment, des options différentes, considère encore Pascal Cherki. Mais je ne crois pas, et je le maintiens, qu'il existe des gauches irréconciliables. La responsabilité de la gauche est toujours de travailler à son rassemblement".

"Pour cela, il faut des lignes claires, poursuit le porte-parole de Benoît Hamon. Nous, nous pensons, mais si nous avons tort nous serons battus dimanche, qu'il est indispensable de faire le lien intime entre la question sociale et l'impératif écologique. Il faut redonner du pouvoir aux citoyens. On est contre le caractère et la dérive monarchique de la pratique du pouvoir. On a donc fait des options fortes sur le programme mais c'est normal (ensuite) de discuter entre nous. On n'est pas tous formatés pareil. Et heureusement".

M.R avec Jean-Jacques Bourdin