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Faut-il accueillir les réfugiés afghans à tout prix? "On ne peut pas accueillir tout le monde", lance Manuel Valls

LE DEBAT DES FORTES TETES - Chaque matin à 8h10, deux personnalités débattent d'un sujet d'actualité avec les auditeurs de RMC.

L'ancien Premier ministre Manuel Valls et la professeure et auteure Sophie Mazet, qui enseigne en Seine-Saint-Denis, ont livré leur points de vue sur la question afghane ce mercredi matin sur RMC pour le "débat des fortes têtes".

>> Retrouvez le podcast "Les fortes têtes" tous les matins dans "Apolline Matin" de RMC

L'accueil des réfugiés pose question alors que les talibans reprennent le contrôlent de l'Afghanistan. Faut-il les accueillir à tout prix ? Oui, selon l'enseignante:

"Il faut ouvrir les portes. La seule précaution à prendre est pour les talibans qui seraient passés pour des réfugiés. Je ne vais pas dire que c'est anecdotique, mais je suis pour ouvrir totalement les portes. C'est une question de principe. On a eu un président qui parle de quoi qu'il en coûte pour la pandémie. Je crois qu'on est dans une situation de quoi qu'il en coûte. C'est ce que dit le droit constitutionnel et la convention de Genève"

"Il faut accueillir sur des critères, je pense notamment aux intellectuels, à ceux qui ont travaillé avec nous, aux interprètes"

Manuel Valls n'est pas d'accord et estime qu'il faut des critères pour un tel accueil dans notre pays.

"Nous avons deux responsabilités, la première est la sécurité des Français. Avec ce qu'il s'est passé depuis 2015 on peut comprendre que c'est une préoccupation des Français.
Et puis la deuxième est d'exercer aussi notre responsabilité, c'est à dire la protection et le droit d'asile. Mais qui doit répondre à des critères très précis. Donc on ne peut pas accueillir tout le monde, on ne peut pas accueillir 40 millions d'Afghans, on ne peut pas accueillir 20 millions de femmes afghanes qui vont souffrir du joug des talibans.
Il faut accueillir sur des critères, je pense notamment aux intellectuels, à ceux qui ont travaillé avec nous, aux interprètes des institutions françaises, aux ONG, aux militants politiques, aux militants des droits des femmes."
J.A.