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Gérard Davet répond à une auditrice de RMC qui l'accuse d'être responsable du renoncement d'Hollande

Au lendemain du renoncement de François Hollande, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, auteur de Un président ne devrait pas dire ça, ont été vivement interpellés par une auditrice de RMC qui leur a reproché d'avoir "créé du désordre et d'avoir rendu la politique sanglante" à cause de leur livre.

Linda, auditrice de RMC a clairement désigné ce vendredi dans Bourdin Direct les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, comme responsables pour partie de la décision de François Hollande de ne pas se représenter, en raison de leur livre Un président ne devrait pas dire ça, qui avait entraîné une vague de critiques contre le chef de l'Etat. Les auteurs qui reconnaissent d'ailleurs aisément sur RMC et BFMTV que leur livre "a créé les raisons de son empêchement".

"Etes-vous satisfaits du désordre que vous avez créé?", a demandé Linda aux deux journalistes. Réponse de Gérard Davet: "Vous avez parfaitement le droit de nous en vouloir, mais nous, nous avons le droit d'être fiers de ce que nous avons fait".

"À gauche on s'est emparé du livre pour décrédibiliser le président"

Et le journaliste d'expliquer: "Nous avons voulu à travers ce livre interroger le président sur sa pratique du pouvoir et révéler la façon dont ça se passe au cœur du pouvoir. C'était aussi raconter comment ça se passe dans le cerveau du président. Dans tous les cas nous avons fait notre travail de journalistes. Après que certains s'en emparent pour décrédibiliser le président, comme cela a été fait notamment à gauche, c'est autre chose. Mais nous notre, travail a juste été de porter à la connaissance des lecteurs les rouages du système".

"Vous avez rendu la politique sanglante et même parfois vulgaire", accuse encore Linda. Là encore, Gérard Davet assume parfaitement: "Quand on révèle les différents tracas judiciaires de Nicolas Sarkozy, de Claude Guéant, quand on raconte l'histoire Bettencourt, l'histoire Clearstream… on créé aussi du désordre et du désagrément, mais c'est notre travail de journaliste de faire ça".

P. Gril avec JJ. Bourdin