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Hollande renonce: les militants qui voulaient "revivre 2012" pleurent, les autres applaudissent

Après l'annonce de François Hollande qu'il refusait de briguer un second mandat, jeudi soir, des militants socialistes font part de leur déception quand d'autres ont déjà tourner la page et plébiscitent Manuel Valls.

Si 82% des Français estiment que François Hollande a fait le bon choix, il y en a tout de même chez les militants socialistes, pour regretter le renoncement du président à briguer un second mandat. Ainsi d'Eliott, de Naouel et de Pierre-Alexandre, qui ont suivi l'allocution du chef de l'Etat en direct à la télévision du salon de leur appartement des Hauts-de-Seine. Le plus déçu est le plus jeune : Eliott, 16 ans. "Je me suis engagé en politique durant le mandat de François Hollande. J'ai été bercé par la campagne de 2012 et j'espérais pouvoir remettre ça aujourd'hui", regrette-t-il sur RMC. Ils le savaient, le combat aurait été difficile, tant François Hollande est impopulaire. C'était pourtant le meilleur candidat pour Naouel, à peine plus âgée que Eliott. "Ce n'est pas tant la victoire qui était possible, mais on voulait défendre ses idées, celles qu'il a portées depuis 5 ans et qu'il est encore le plus à même de porter. La politique c'est un combat, mais aussi défendre ses idées, et nous on voulait les défendre".

"J'espérais revivre 2012"

A quelques dizaines de kilomètres de l'appartement des Hauts-de-Seine, Yacine Ladjici, élu PS de Chevilly-Larue dans le Val-de-Marne, lui, applaudit la décision de François Hollande. "Un grand président. C'est la grande classe. Bravo François !". Et pense tout de suite à l'avenir: "Allez tous derrière Manuel Valls ! J'espère qu'on sera tous derrière lui rassemblés pour aller au combat à l'élection présidentielle". Une nécessité aussi pour Jonathan Kienzlen à la tête de la fédération PS du Val-de-Marne. "Je pense que c'est au Premier ministre maintenant de prendre ses responsabilités et de se présenter, parce qu'il faut bien que quelqu'un porte le bilan de l'action gouvernementale depuis 2012".

"Un grand président ! C'est la grande classe !"

"C'est de sa responsabilité de défendre ce bilan, et il la prendra", soutient Naouel. Seul à ne pas être d'accord, son voisin de canapé, Pierre-Alexandre. "Il y a quelque chose dans le personnage de Manuel Valls je n'arrive pas à concevoir. Au-delà de ses idées, la personne me dérange un peu". Reste que le Premier ministre est bien le candidat naturel pour les sympathisants et militants socialistes, comme le prouve l'étude Flash Harris Interactive pour RMC. Devant Arnaud Montebourg et Benoît Hamon.

P. Gril avec M. Régnier et P. Gallacio