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"Grand débat national": voici les mesures qu'Emmanuel Macron devait annoncer lundi soir

Baisse d'impôt, suppression de l'ENA, mise en place de RIC locaux: plusieurs types de mesures ont été dévoilées mardi après-midi.

L'incendie de Notre-Dame a bouleversé la France et le planning politique. Les mesures qui devaient être présentées lors de l'allocution d'Emmanuel Macron prévue lundi soir sont dévoilées par la presse. 

Ainsi, il y a d'abord les mesures qui étaient sur la table, telle qu'une baisse de l'impôt sur le revenu pour les classes moyennes, le retour de l'indexation des retraites des retraites de moins de 2.000 euros sur l'inflation à partir du 1er janvier 2020, la baisse du nombre d'élus, le recours accru à la proportionnelle et un geste pour les mères isolées puisque l'Etat se portera garant des pensions alimentaires...

Emmanuel Macron se dit également "favorable" à ce que des référendums d'initiative citoyenne (RIC), réclamés par les "gilets jaunes", "puissent être organisés sur certains sujets d'intérêts locaux", selon le projet d'allocution qu'il devait prononcer lundi. Il est en outre "favorable à ce qu'on puisse rendre plus accessible, en en simplifiant les règles", le référendum d'initiative partagée (RIP), prévu par la Constitution mais extrêmement compliqué à mettre en oeuvre.

Mesures "surprises"

Mais il y a aussi les mesures auxquelles on ne s'attendait pas: la suppression de l'ENA, la pérennisation de la prime exceptionnelle qui pourra désormais être versée chaque année... et plus aucune fermeture d'école ou d'hôpital d'ici la fin du quinquennat, "sauf demande des maires". 

Prenant acte que "beaucoup de nos concitoyens ont le sentiment que leur territoire est abandonné", le chef de l'Etat souhaite "assurer la présence des services publics" et "ouvrir un nouvel acte de notre décentralisation", notamment avec "plus de fonctionnaires sur le terrain, avec davantage de responsabilités", "et moins de fonctionnaires à Paris pour écrire des normes ou créer des règles".

Autre point majeur réclamé par les "gilets jaunes": le président de la République demande une "évaluation objective" de l'ISF dès le début de l'année 2020, sur la base de laquelle il s'engage "à apporter toutes les modifications et corrections nécessaires". 

Des mesures qui devraient être financées grâce à la fin de certaines niches fiscales et via un allongement de la durée du travail, sans plus de détail pour l'heure. 

Plus tôt, dans la journée, Emmanuel Macron avait annoncé qui'l s'exprimera "en temps voulu" sur la fin du "grand débat" car "il faut respecter un temps de recueillement et avoir la responsabilité qui s'impose dans ce moment de grande émotion nationale" après l'incendie de Notre-Dame.

Victor Joanin