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Incendie de Notre-Dame de Paris: attention aux fake news

Après l'incendie de la cathédrale, de nombreuses informations plus ou moins farfelues, et souvent fausses, se sont rapidement propagées sur les réseaux sociaux.

C’est désormais systématique. Quelques minutes à peine après le début de l’incendie de Notre-Dame de Paris, lundi soir, les premières fake news ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. 

Certains comptes Twitter, se présentant comme des comptes d’informations, affirmaient ainsi dès lundi soir que les rosaces nord sud et ouest "ont explosé et disparu dans l’incendie". 

Une information, partagée par plusieurs milliers d’internautes, qui n'est pas véridique. 

"De ce que j'ai pu voir, les vitraux n'avaient pas été touchés, les trois belles roses qui datent des 12e et 13e siècle étaient encore là", explique sur BFM Paris André Finot, porte-parole de la cathédrale, qui a pu pénétrer dans la nef durant la nuit. "Ce sont des vitraux du 19e siècle, beaucoup moins importants qui ont pu être touchés, mais pas les joyaux du 13e siècle, c'est un peu un miracle, on est très soulagés", a poursuivi le porte-parole de la cathédrale.

Une enquête est ouverte 

Un autre tweet, partagé par plus de 10.000 internautes, affirmait que Notre-Dame a déjà subi un tel incendie avant d’être restaurée, photo à l’appui. Faux: les images sont celles de la cathédrale de Reims, bombardée pendant la première guerre mondiale.

Enfin, des sites complotistes d’extrême-droite américains ont expliqué dans la soirée sur Twitter que l’incendie a été déclaré "intentionnellement", en prétendant s’appuyer sur les déclarations d’un prétendu "ouvrier". Là encore, c’est une fake news

Une enquête a été ouverte pour "destruction involontaire par incendie", a annoncé le parquet de Paris. La piste d'un départ de feu accidentel depuis le chantier en cours sur le toit de la cathédrale "retient l'attention des enquêteurs en l'état des investigations".

Charles Magnien avec Julien Vattaire