RMC

Incendie: "Les pompiers ont sauvé Notre-Dame, les polémiques n'ont pas lieu d'être"

Laurent Vibert, ancien porte-parole des pompiers a tenu à saluer le travail des pompiers, à pied d'œuvre toute la nuit pour tenter d'éteindre le feu à la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Laurent Vibert a tenu à éteindre toute polémique: les pompiers ont fait le maximum. Sur RMC, cet ancien porte-parole des pompiers s'est dit agacé:

"Je sens depuis quelques heures certaines polémiques jusqu'au président des Etats-Unis. C'est un feu complexe dans un bâtiment hors normes de 800 ans, enclavée sur l'ile de la cité avec un dispositif d'accès particulier, entourée de jardins et d'une rue assez étroite. Les pompiers de Paris ont fait le maximum, ils sont encore à pied d'œuvre et c'est un travail remarquable qu'ils ont réalisé dans des conditions extrêmes".

Il a salué le travail des soldats du feu qui ont travaillé toute la nuit à maîtriser l'incendie:

"La chaleur était comme un four hier. Il y a eu des mises en danger, il y a eu un blessé parmi les pompiers. On pense à tous ceux qui sont intervenus, il n'y a pas de place pour la polémique. Si ça a tendance à rassembler les Français, tant mieux. Le bâtiment a souffert, il est fragilisé, mais il est encore sur ses bases. Le général Gallet et ses hommes ont sauvé Notre-Dame. Ils ont fait un travail remarquable dans des conditions difficiles. Les polémiques n'ont pas lieu d'être. On fait au maximum".

Un constat partagé dès mardi matin par Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris. Invité de RMC., il est revenu, face à Jean-Jacques Bourdin, sur les critiques et autres théories du complot sur l'incendie de Notre-Dame: "Notre cathédrale est sauvée est nous le devons entièrement aux pompiers. La critique de l'intervention des pompiers vient des rustres et des imbéciles".

"Le feu déclenché par un travail de soudure"

Pour le moment, l'heure est au déblayage des cendres "de manière à éviter toute reprise d'incendie. C'est un vrai travail de surveillance. Il va falloir aussi accompagner les architectes des bâtiments de France et les musées pour faire un état des lieux pour voir ce qu'il faut faire en matière de consolidation".

L'enquête doit aussi déterminer les causes de l'incendie:

"Le feu a visiblement été déclenché par un travail de soudure, un point chaud sur le toit de la cathédrale. Mais c'est du conditionnel, il faut attendre les résultats. Il y a vraisemblablement une faille dans le dispositif, il va falloir comprendre et en tirer les enseignements pour que ça ne survienne plus", a aussi jugé Laurent Vibert.
Paulina Benavente