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"Il veut mettre le bordel": l'exécutif pointe du doigt la CGT et Philippe Martinez

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez à la raffinerie ExxonMobil à Port-Jérôme (Seine-Maritime) le 12 octobre 2022

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez à la raffinerie ExxonMobil à Port-Jérôme (Seine-Maritime) le 12 octobre 2022 - LOU BENOIST © 2019 AFP

Les appels à la grève se multiplient partout en France, dans de nombreux secteurs d'activité différents. La majorité estime que le patron de la CGT, Philippe Martinez, veut créer le chaos en vue de la réforme des retraites.

Vers une grève massive mardi 18 ? Une journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle et intersyndicale a été actée jeudi. Une journée d'action "pour l'augmentation des salaires et la défense du droit de grève", a l'appel de la CGT, FO, Solidaires, FSU mais aussi des mouvements de jeunesse.

Des syndicats de l'éducation, des cheminots, du nucléaire, du transport routier de marchandises ou de la fonction publique ont déjà annoncé qu'ils prendraient part à ce mouvement. La fédération Commerce et Services de la CGT (petite enfance, agents de sécurité, vendeurs, serveur...) a même appelé jeudi à une grève immédiate jusqu'à mardi.

Des appels à la grève qui fleurissent donc dans de nombreux secteurs, dans une note, le renseignement territorial dit craindre une "contagion" chez les dockers, les agents portuaires, ou encore les employés du secteur automobile.

Pas de quoi inquiéter plus que ça l'entourage du chef de l'Etat

Alors que les appels à la grève se multiplient l'exécutif dénonce l'attitude de la CGT. Tous les doigts sont pointés vers Philippe Martinez, le puissant patron de la CGT, accusé de vouloir couper le gaz et l'électricité aux Français.

"Il faut décoder quand il dit qu'il veut élargir le conflit à la branche énergie", explique t-on au sein de l'exécutif. "Il veut en réalité mettre le bordel pour pouvoir dire qu'on ne pourra pas faire la réforme des retraites", ajoute un conseiller.

Pas de quoi inquiéter plus que ça l'entourage du chef de l'Etat: "Je ne vois pas le pays s'enflammer, les Français ne sont pas tentés par l'aventure", assure un élu présent sur le terrain.

"Les gens voient bien que c'est trés compliqué. Les entreprises qui font des profits doivent augmenter les salaires mais que peut bien redistribuer la SNCF?", s'interroge t-on dans un grand ministère à quelques jours d'une grève dans les transports qui sera bien-sûr très scrutée.

Jérémy Trottin (édité par J.A.)