RMC

Irrégularités dans la primaire LR: "C'est une tentative de déstabilisation de Valérie Pécresse" selon Charles Consigny

Selon le journal Libération, il y aurait eu des irrégularités pendant la primaire de la droite avec des votes de personnes mortes et même d'un chien, Douglas. Des affirmations que réfute dans "Apolline Matin" Charles Consigny, soutien de la candidate, qui assure que la primaire s'est déroulée dans de très bonnes conditions.

Rebondissement dans la campagne de Valérie Pécresse. Selon le journal Libération, il y aurait eu des failles dans le système de désignation de la candidate lors de la primaire. Parmi les votes, qui n’étaient ouverts qu’aux adhérents LR, il y aurait une personne décédée en 2019, des personnes qui ne parle pas français ou même… un chien, Douglas.

Valérie Pécresse a dénoncé mercredi soir sur BFMTV une "manipulation de déstabilisation grotesque" après la publication de l’article. "Cette primaire a été exemplaire" et "s'il y avait eu le moindre doute sur mon élection, elle aurait été contestée", a affirmé la candidate LR, en dénonçant "de la pure polémique".

"Les zemmouristes ont très vite emboîté le pas"

Invité dans "Apolline Matin" ce jeudi sur RMC et RMC Story, l’avocat Charles Consigny, soutien de la candidate de la droite, en a remis une couche et il a ciblé les soutiens d’Eric Zemmour.

“C’est une tentative de déstabilisation. Je ne sais pas d’où elle vient, mais j’ai remarqué quand même que les zemmouristes ont très vite emboîté le pas à ces révélations de Libération comme s’ils avaient préparé quelque chose. Tout de suite, on a eu des hashtags, des blagues autour du chien Douglas. Je suis un peu consterné par ça. Je pense que ça n’a pas existé. Le système de vote était au contraire très contrôlé. Il fallait recevoir un code par SMS, il y avait un seul code par numéro de téléphone. Donc c’est un scrutin qui s’est déroulé dans de très bonnes conditions sous l’autorité de Philippe Bas, le sénateur qui n’est pas exactement un rigolo”, appuie-t-il.

Surtout, et il insiste là-dessus, aucun des autres candidats à cette primaire n’a contesté les résultats à l’issue de la primaire. Un signe selon lui qu’il n’y a pas eu de failles. “Je ne suis pas sûr que si ce scrutin avait été entaché des irrégularités qui sont soit disant dénoncées, Xavier Bertrand, Michel Barnier, Eric Ciotti, n'auraient rien dit. Au contraire. Ce que l’on voit depuis le début, c'est que le fait que Valérie Pécresse soit dans le match, que les Républicains soient dans le match, c’est quelque chose qui dérange énormément. Parce que ça empêche Emmanuel Macron d’être seul face à l’extrême droite et ça empêche l’extrême droite d’amorcer la recomposition qu’elle souhaite. Eric Zemmour n’est pas vraiment candidat pour la présidentielle de 2022, il vise l’après-2022 parce qu’il sait qu’il ne peut pas gagner contre Emmanuel Macron”, assure-t-il.

Une plainte pour diffamation?

Les Républicains ont déjà assuré qu’ils allaient porter plainte contre le journal Libération. “Ça peut être de la diffamation, ça peut être de la diffusion de fausses nouvelles en période électorale. Je crois que Libération, qui est un excellent journal, est instrumentalisé dans cette affaire par les adversaires de Valérie Pécresse”, pointe l’avocat.

Il assure que Valérie Pécresse subit une forte campagne de dénigrement et de “bashing” pendant cette campagne. "Je suis assez sidéré de voir que par exemple, les nazis qui figurent dans l'organigramme de campagne d'Eric Zemmour choquent moins que le chien Douglas", appuie-t-il.

Guillaume Descours