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"Je ne suis pas le directeur d’une boite": certains maires prêts à jeter l'éponge face à l'abandon du gouvernement

Edouard Philippe est attendu à Uzès, dans le Gard à l’occasion des assises de l'Association des maires de petites villes. Des maires qui espèrent des "annonces fortes", comme Bernard Moraine, maire divers gauche de Joigny dans l'Yonne.

Les maires désabusés, en colère, lassés, à 6 mois des municipales. Beaucoup se sentent totalement abandonnés par le gouvernement. Les élus locaux réclament notamment une hausse de leurs indemnités et une meilleure protection juridique pour faire face aux incivilités et aux agressions. Des demandes auxquelles va en partie répondre le projet de loi engagement et proximité examinée en première lecture au sénat à partir du 8 octobre.

Parmi les maires lassés: Bernard Moraine, maire divers gauche de Joigny dans l'Yonne, où vivent 10.000 habitants. A 65 ans, après deux mandats, il a décidé de ne pas se représenter en mars prochain. 

"On ne peut pas être à fond tout le temps. Se lever le matin et se dire, on va se battre pour sa ville, on va se battre pour les habitants de cette ville. Ce ne sont plus des citoyens, mais ce sont des consommateurs. Et moi, je ne suis pas le directeur d’une boite. À vrai dire j’avais décidé depuis un certain nombre de temps que si les électeurs me faisaient confiance je ferais deux mandats et pas plus", affirme-t-il. 

Paul Barcelonne avec Guillaume Descours