RMC

La cote d'Emmanuel Macron plonge chez les jeunes: "C'est comme avec tous les autres politiciens"

Alors que le gouvernement fait sa rentrée, la cote de popularité du président la République plonge, et notamment chez les jeunes.

Une rentrée placée sous le signe de l'impopularité. La cote d'Emmanuel Macron dégringole en cette fin d'été. Quatre mois après son élection, 57% des Français se disent insatisfaits de son action selon le baromètre IFOP JDD. A titre de comparaison, c'est moins bien que François Hollande au même moment de son quinquennat (seulement 46% d'insatisfaits).

Entre juillet et août, le président passe de 54% à 40% de satisfaits. Et parmi eux, beaucoup de jeunes. Le président a perdu 14 points chez les 18-24 ans en un mois, 15 points chez les 25-34 ans. Joséphine a 20 ans. En mai dernier, elle glissait un bulletin Macron dans l'urne. Aujourd'hui, il n'y a plus du tout d'engouement. "C'était le seul qu'on n'avait pas testé, qu'on ne connaissait pas trop sur la scène politique, je me suis dit pourquoi pas. Je suis un peu resté sur ma faim. Il ôte un peu la parole aux gens plus qu'il ne la donne, au contraire de ce qu'il avait promis. On finit par se dire que c'est comme avec tous les autres politiciens, ça ne renouvelle pas autant que ça".

"C'est principalement dû au niveau d'attente qui est différent"

Romain 24 ans soutient toujours l'action du président. Pour lui, cette désillusion s'explique. "C'est principalement dû au niveau d'attente qui est différent. Le niveau d'attente était beaucoup plus fort. Maintenant, la réalité du quotidien fait que la comparaison est plus grande entre les attentes et le niveau actuel. Il y a de la déception, c'est logique".

Pour Michel Fize, sociologue de la jeunesse, le président doit s'appuyer sur la jeunesse. "L'une des erreurs du président, c'est de ne pas mettre suffisamment en responsabilité tous ces jeunes députés. Que font-ils ces jeunes députés? Ils ne sont pas mis en avant". Cette chute rapide du président s'explique aussi par l'annonce de la baisse des APL cet été, une mesure jugée injuste par une partie de la jeunesse.

Mahaud Becker-Grenier (avec A.M.)