RMC

La présidence de l'Assemblée reviendra à une femme, un second tour nécessaire

Le fauteuil du président de l'Assemblée nationale sur son "perchoir", le 19 mai 2001 (illustration)

Le fauteuil du président de l'Assemblée nationale sur son "perchoir", le 19 mai 2001 (illustration) - THOMAS COEX / AFP

Le perchoir de l'Assemblée sera forcément occupé par une femme. Si la grande favorite Yaël Braun-Pivet devra attendre un second tour, elle devrait accéder à cette place de présidente de l'Assemblée nationale.

Le premier tour de scrutin visant à désigner le nouveau titulaire du "perchoir" à l'Assemblée n'a pas permis mardi de dégager une majorité absolue des suffrages exprimés, mais pour la première fois une femme est assurée de l'emporter, le seul homme candidat s'étant retiré.

Après le vote un à un des députés à la tribune, le doyen José Gonzalez (RN), 79 ans, a indiqué que sur les 562 votants, il y avait eu 9 bulletins blancs ou nuls, et 553 suffrages exprimés, plaçant la majorité absolue à 277.

Largement en tête, Yaël Braun-Pivet, candidate commune pour LREM, MoDem et Horizons, a recueilli 238 suffrages, mais pas assez pour l'emporter d'emblée. Elle était suivie de Fatiha Keloua-Hachi (Nupes-PS) avec 146 voix, puis Sébastien Chenu (RN) avec 90 suffrages, Annie Genevard (LR) avec 61 voix et enfin Nathalie Bassire (groupe Libertés, indépendants, outre-mer, territoires) avec 18 voix.

Une femme forcément élue

Sébastien Chenu s'étant désisté, le second tour, qui a aussitôt débuté, ne laisse que des candidatures féminines. Ce sera une première en France qu'une femme accède à la fonction de présidente de l'Assemblée.

"Nous ne sommes pas en mesure de rassembler une majorité", a-t-il indiqué dans la foulée, précisant que son groupe ne prendrait pas part au vote lors du second tour. Cela augure d'une victoire sans troisième tour de Yaël Braun-Pivet, ex-présidente de la commission des Lois de l'Assemblée et éphémère ministre des Outre-Mer.

La rédaction avec AFP