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Le Congrès des maires débute mardi: les candidats à la présidentielle en quête des 500 signatures à l'affût

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Le Congrès des maires s'ouvre mardi. Et les candidats à la présidentielle lorgnent sur cette grande réunion. 10.000 maires sont attendus à Paris entre demain et jeudi. Alors forcément c'est une occasion en or pour les candidats à la recherche de parrainages. Pour rappel, il faut 500 signatures de maires pour se présenter à la présidentielle.

"C'est plus facile quand tout le monde est au même endroit. Ce congrès, c'est un moment important", confirme un proche d'une candidate.

Même le parti présidentiel s’y intéresse. C'est une indiscrétion RMC, quelques maires Macron-compatibles ont prévu un dîner demain soir dans le quartier de Montparnasse. Une rencontre totalement officieuse, pour entretenir ce réseau de maires pour la future campagne du président sortant.

Pour les candidats PS et LR, ces parrainages sont une formalité, mais c'est plus difficile pour les autres. Alors certains partis se mobilisent cette semaine.

De plus en plus de maires ne donnent pas du tout leur signature

Le RN par exemple a prévu plusieurs rendez-vous avec des maires. Mais attention pas question d'être insistant, ce Congrès est l'occasion d'un premier contact.

"Certains font du démarchage comme on vendrait des aspirateurs. Ça ne marche pas comme ça", grince un proche de Marine Le Pen.

Un tacle aux autres candidats d'extrême droite, mais peut-être aussi à la France insoumise, qui va distribuer un document à l'entrée du Congrès.

"C'est important d'y être, mais ce n'est pas un moment décisif", nuance un cadre de la campagne de Jean-Luc Mélenchon.

D'autres petits candidats, par exemple Florian Philippot, ne vont même pas s'y rendre.

"Ce n'est pas le moment de leur parler parrainages", juge le candidat des Patriotes.

En tout cas, tous se rejoignent sur une chose: rien ne remplace les rencontres en tête à tête, sur le terrain. Le problème, c'est que même ces rencontres ne suffisent plus.

De plus en plus de maires ne donnent pas du tout leur signature. Déjà en 2017, deux tiers des maires n'avaient parrainé personne. "C'est encore plus fort cette année" glisse le bras droit d'un candidat.

La faute à la publication des noms des maires signataires, râle l'équipe de Marine Le Pen. Qui réclame de changer la loi.

"Un accident démocratique, ça finira par arriver", déplore un cadre du RN. Comprendre: un candidat de poids qui n'arrive pas à obtenir les 500 signatures.

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Le service politique de RMC (édité par J.A.)