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Les députés LFI déposent un texte pour inscrire le droit à l'IVG dans la Constitution

À l'occasion de leur niche parlementaire, les députés de La France insoumise déposent ce jeudi un texte pour que l'IVG soit inscrit dans la Constitution. Un sujet qui fait consensus chez certains, mais qui fait aussi débat, notamment à droite.

Il n'y a pas que l'abolition de la corrida... Les députés LFI ont inscrit dix textes au menu de l'Assemblée nationale ce jeudi, à l'occasion leur "niche parlementaire", une journée permettant à un groupe minoritaire de fixer l'ordre du jour.

Les chances de succès sont toutefois faibles, étant donné les rapports de force dans l'hémicycle, mais une proposition dépasse les clivages politiques et pourrait bien être adoptée: l'inscription dans la Constitution du droit à l'IVG pour le protéger face aux menaces, comme on le voit aux Etats Unis. Un sujet qui divise tout de même à droite. Plus de 200 amendements ont été déposés.

"Nul ne peut porter atteinte au droit à l'IVG et à la contraception". Voilà la phrase que les insoumis veulent figer dans la Constitution. Chez les macronistes, on appelle à voter pour, question de cohérence. Les députés Renaissance défendront quasiment la même proposition lundi prochain.

Marine Le Pen portera son propre amendement

Mais à droite, c'est moins clair. Chez les Républicains comme au RN, on pointe un texte mal rédigé, avec le risque que ce nouveau droit constitutionnel ouvre la voie à un avortement hors des conditions et délais actuels. Certains veulent donc mentionner la protection de la vie.

“Mais attention à ne pas tomber dans le piège”, dit-on chez LR, en passant pour un anti-IVG en votant contre. C'est exactement ce que veut éviter aussi Marine Le Pen. Elle défendra donc son propre amendement avec pour but de constitutionnaliser la loi Veil, dans sa version actuelle, en incluant le délai maximum de 14 semaines, ainsi que la clause de conscience des médecins.

Sébastien Krebs avec Guillaume Descours