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Présidentielle: face au duel Macron/Le Pen, la colère monte dans plusieurs universités

Dans plusieurs universités et grandes écoles parisiennes, des étudiants se mobilisent après les résultats du premier tour de l'élection présidentielle.

Depuis ce mercredi, plusieurs universités et grandes écoles de la région parisienne sont occupées par des étudiants qui manifestent après le résultat du premier tour de l'élection présidentielle qualifiant Emmanuel Macron et Marine Le Pen pour le second tour.

Depuis ce mercredi, plusieurs universités et grandes écoles de la région parisienne sont occupées par des étudiants qui manifestent après rale, prévue initialement dans la Cour d'Honneur de la Sorbonne. Une occupation de la Sorbonne a alors été votée par les étudiants présents, alors que des chants antifascites ont été scandés. L'université était toujours "partiellement occupée" ce jeudi midi, selon l'Agence France-Presse.

Des blocages et des moblisiations ont aussi été constatées à l'université Paris 8, dès mardi, alors que le campus Jourdan de l'École normale supérieur n'a pas vu de cours depuis lundi matin. Le bâtiment est occupé par environ 80 étudiants et des banderoles ont été déroulés au slogan de "Jeunesse révoltée, Fac occupée" ou encore "Ni Macron, Ni Le Pen".

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Sciences Po bloqué depuis ce jeudi

Ce jeudi, c'est le bâtiment principal de Sciences Po Paris qui bloqué par environ 150 étudiants, dont certains militent à Solidaires, l'UNEF ou SOS Racisme, mais aussi certaines non syndiqués. Sur les portes de l'établissement situé Rue Saint-Guillaume à Paris, des banderoles indiquant "pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans nos quartiers", "non à l'extrême droite" ou encore "féministes antifascistes".

Les cours qui devaient avoir lieu sur cette partie du campus parisien de Sciences Po ont été basculés en distanciel à annoncé la direction de l'école. Le campus de Nancy de Sciences Po Paris est aussi concerné par des blocages.

Dans Estelle Midi, les chroniqueurs de RMC et RMC Story n'ont pas compris ces mobilisations de la part de ces étudiants. Julien Damon, enseignant à Sciences Po Paris, estime que ces blocages sont "anti-démocratiques". Daniel Riolo est lui "éffaré" par les slogans scandés dans ces blocages: "il y a des blocages d'université où ce qui est scandé c'est 'Macron, Le Pen, non non non !'. Ce sont des étudiants en Sciences Politiques, où on a appris ce que c'est la démocratie, et qui viennent nous dire 'non non non'. Je trouve ça éffarant. On a de plus en plus de déviance dans l'éducation nationale au sens large", a estimé le journaliste.

https://twitter.com/mmartinezrmc Maxime Martinez Journaliste RMC