RMC

Polémique autour du Ceta: pourquoi le vote pourrait être beaucoup plus serré que prévu

RMC
Le Ceta, traité de libre échange entre l'Union européenne et le Canada, doit être ratifié ce mardi après midi par l'Assemblée nationale. Un traité qui est vivement critiqué par l'opposition... mais aussi par des députés LREM.

Panique dans la majorité? Pas tout à fait, mais un vent d'inquiétude. Après des débats musclés, l'Assemblée s'apprête à voter la ratification du controversé traité de libre-échange entre l'UE et le Canada (Ceta), "positif" pour l'économie française selon ses défenseurs, mais porteur de "risques" environnementaux et sanitaires d'après ses opposants.

Le texte, entré pour partie en vigueur de manière provisoire il y a bientôt deux ans, suscite des réticences jusque dans la majorité LREM-MoDem.

Des abstentions... voire un non?

"Je vais passer des coups de fil toute la soirée pour convaincre ceux qui hésitent encore", nous confiait lundi soir l'un des rapporteurs du texte. Selon nos informations, une trentaine de députés marcheurs pourraient s'abstenir.

Quelques uns prévoient même de voter contre. "Il ne manquait plus qu'une tribune de Nicolas Hulot", s'énerve un défenseur du texte. L'ancien ministre de la Transition écologique invite en effet les parlementaires à ne pas ratifier le traité. Signe que la majorité n'est pas acquise: le Président Macron lui a aussitôt répondu en rappelant qu'une ratification du Ceta irait dans le "bon sens". 

Et puis, hasard du calendrier, la présence de la jeune militante écologiste Greta Tunberg à l'Assemblée ce mardi ne va rien arranger. "Je vois mal tous les députés qui l'encensent depuis des jours voter devant elle un texte qui menace l'environnement", prédit un député Les Républicains. 

Pierrick Bonno et Xavier Allain