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Pouvoir d'achat: le gouvernement proche d'un accord avec LR sur l'indemnité carburant

Les négociations se poursuivent entre le gouvernement et les différents groupes de l'opposition, alors que le projet de loi "Pouvoir d'achat" est étudié à l'Assemblée nationale. Et c'est avec le groupe Les Républicains qu'un accord semble en passe d'être trouvé sur l'indemnité carburant.

Troisième jour d'examen du projet de loi “pouvoir d'achat” à l'Assemblée nationale. Pour le moment, seuls trois articles ont été adoptés. Le gouvernement le sait: pour avancer, il a besoin de faire des compromis avec les oppositions, notamment les LR. Et justement, un accord entre l'exécutif et les députés Républicains serait en vue sur la question de l'indemnité carburant.

Matignon l’a confirmé, les discussions sont toujours en cours entre Élisabeth Borne et Olivier Marleix, le chef de file des députés LR. Plusieurs options sont sur la table. Parmi elles, l'idée de prolonger la ristourne de 18 centimes par litre de carburant, et même de l'augmenter. Dans la version initiale du texte, cette ristourne était censée disparaître progressivement.

LR en position de force

En contrepartie, l'indemnité carburant pour les travailleurs pourrait disparaître ou prendre une autre forme. Pierre Cordier, député LR des Ardennes, applaudit des deux mains.

“Quand vous commencez à entrer dans des usines à gaz, des dossiers à remplir, personne n’y comprend rien. Ce qu’on a aujourd’hui besoin, c’est que celui qui bosse et qui va mettre de l’essence dans sa bagnole, il s’y retrouve et qu’il y ait un prix qui soit satisfaisant et qui corresponde bon an mal an à ce que nous avions avant cette crise. C’est ça en fait, l’idée”, assure-t-il.

Officiellement, le groupe LR maintient sa volonté de baisser le prix du carburant à 1,50 euro le litre. Mais ils sont conscients d’être en position de faiseurs de roi. “Hier, des membres de la majorité disaient que nos propositions étaient trop chères, aujourd’hui, on est sur le point d’aboutir parce qu’ils ont besoin de nous”, dit l’un d’eux.

Si les deux partis arrivent à s'entendre, ce sera le premier compromis tant convoité par la majorité.

Hélène Terzian avec Guillaume Descours