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Le projet de loi pouvoir d'achat débattu à l'Assemblée: ce que réclament les oppositions

Le projet de loi pouvoir d'achat, qui doit aider les Français face à l'inflation, arrive ce lundi à l'Assemblée nationale. Un texte qui devrait provoquer des débats dans l'hémicycle. La majorité devra quoi qu'il arrive faire des concessions pour contenter l'opposition et éviter un nouveau fiasco lors du vote.

Après être passé en commissions, le projet de loi pouvoir d'achat arrive en séance à l'Assemblée nationale ce lundi. Après le revers sur un article clé du projet de loi sanitaire, la majorité se veut prudente avec l'examen de ce nouveau texte très attendu, car elle va devoir lâcher du lest.

Pour l'instant, seule la déconjugalisation de l'Allocation adulte handicapés fait consensus. Pour le reste, chaque groupe veut se faire entendre. Côté RN, le député Thomas Ménagé rappelle deux mesures phares de Marine Le Pen. “La baisse de la TVA de 20 à 5,5% sur l’ensemble de l’énergie. On pense aussi à la suppression totale de la TVA sur les produits de première nécessité”, indique-t-il.

La Nupes veut, elle, bloquer les prix de première nécessité mais surtout, contrairement aux chèques distribués par le gouvernement, augmenter les salaires.

“Le seul moyen de partager la valeur créée par les entreprises, c’est de hausser les salaires réels et ça, à aucun moment ce n’est proposé dans la loi pouvoir d’achat. Nous, nous allons faire beaucoup de propositions dans ce sens”, assure la député Aurélie Trouvé.

Le groupe LR, clef de voûte du vote?

S'il y a bien un groupe qui peut jouer le rôle de pivot, c'est le groupe LR. Un terrain d'entente pourrait être trouvé sur la défiscalisation des heures supplémentaires. Le député Fabien di Filippo attend des gages de la majorité.

“Il y a beaucoup de choses qui ne peuvent pas passer sans notre accord. Alors maintenant, il ne sert à rien d’appeler à longueur de journée à des compromis. Nous voulons des avancées réelles avec un gouvernement qui reconnaisse la pertinence des Républicains et qu’il le dise publiquement”, appuie-t-il.

Les LR souhaitent toujours baisser le prix du carburant à 1 euro 50 le litre. Une mesure jugée beaucoup trop chère, par la majorité.

Hélène Terzian avec Guillaume Descours