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Président de bureau de vote, il rentre chez lui et s'endort… en oubliant de rendre le contenu de l'urne

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Plusieurs villes doivent faire face au manque de volontaires pour tenir les bureaux de vote, dimanche prochain pour le second tour de la présidentielle. Certaines, comme Marseille, sollicitent des agents municipaux et les forment pour éviter la déconvenue de l'un d'entre eux, le soir du premier tour.

A une semaine du second tour de la présidentielle le 7 mai, c'est un casse-tête qui pourrait perturber le bon déroulement du vote. Dans nombre de bureaux de vote, il manque toujours des présidents et des assesseurs. Chaque bureau doit compter un président et deux assesseurs, et le code électoral prévoit que chaque candidat doit fournir un assesseur par bureau de vote. Or, en disqualifiant les candidats des deux principales forces politiques du pays, Les Républicains et le Parti Socialiste, les électeurs ont du même coup mis sur la touche les deux plus gros pourvoyeurs de main-d'œuvre électorale.

Manque d'expériences

Les militants Front national et En marche étant théoriquement moins habitués à ces procédures et participations, des manques pourraient être déplorés. La situation est d'ailleurs critique dans des villes comme Villeurbanne (Rhône), Villeneuve-Loubet (Paca), Brest (Bretagne) ou Marseille (Bouches-du-Rhône), où l'on a déjà pris les devants en lançant un appel aux volontaires auprès des agents municipaux de la ville. Ces agents volontaires bénéficieront d'une formation à la tenue d'un bureau de vote. Les carences seront connues en milieu de semaine, au moment où les partis finalistes communiqueront le nombre de volontaires mis à disposition.

Réveillé par la police

Des employés de la mairie appelés en renfort, ce n'est pas une première. Pour le meilleur et pour le pire, comme au soir du premier tour, où l'un d'eux, remplaçant au pied levé, avait commis une belle boulette pour sa toute première présidence de bureau. Après le décompte et l'enregistrement des résultats, il était rentré chez lui se coucher au milieu de la nuit… en oubliant de rendre le contenu de l'urne et en restant injoignable. Ce qui lui avait valu un réveil par une patrouille de police, avant de repartir à la hâte finir la procédure et remettre, en mains propres, les bulletins dépouillés au bureau principal.

P. Gril avec Stéphane Béranger