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Présidentielle: les confessions de Jean-Michel Macron sur son fils Emmanuel

A quelques jours de la fin de la campagne présidentielle, le père du président de la République a répondu aux questions du quotidien L'Est républicain. Il n'est pas d'accord à 100% avec les actions de son fils mais juge les Français "ingrats".

Les confessions d'un père, à cinq jours du second tour de la présidentielle. Jean-Michel Macron, le père d'Emmanuel Macron est sorti de son silence dans cette dernière ligne droite dans un entretien publié mardi par L'Est républicain. Il y dit avoir "beaucoup d'admiration" pour la manière dont son fils dirige la France et en jugeant les Français "très ingrats" sur son quinquennat.

"J'ai beaucoup d'admiration pour la façon dont il dirige l'Etat actuellement. Je trouve qu'il faut avoir beaucoup de courage et que les Français sont très ingrats mais ce n'est pas nouveau", déclare Jean-Michel Macron, interrogé dans sa maison à Amiens. "J'approuve 90% de ce qu'il fait. On n'est jamais d'accord à 100%. Je ne suis pas un adepte d'une secte", ajoute l'ancien neurologue, en se disant "confiant" sur les résultats du second tour de dimanche.

"Il a eu beaucoup de mérite à faire front sur tout ce qui lui est tombé sur la tête, notamment le Covid", estime-t-il. Et, depuis le début de la guerre en Ukraine, "il a eu beaucoup de courage" et "il n'y a pas beaucoup de dirigeants européens qui ont fait ce qu'il a fait".

"Pas très chaleureux"

Les Grandes Gueules sont revenues sur cette interview et notent une certaine distance malgré ce soutien clair. "C'est le minimum qu'un père dise ça de son fils", selon le chroniqueur Fred Hermel. L'avocate Marie-Anne Soubré note de son côté une certaine froideur dans les propos du père d'Emmanuel Macron. "Ça n'a pas l'air d'une vraie chaleur humaine. Ce monsieur est neurologue et parle comme un médecin, il fait des phrases courtes. Ça manque parfois un peu de rondeur, comme beaucoup de médecins", estime-t-elle. Une froideur qui donne "une certaine sympathie" au président sortant selon Fred Hermel.

Olivier Truchot se rappelle de son côté que la froideur des parents de personnalités politiques concerne également le père de Nicolas Sarkozy. Au moment de lui demander s'il était fier de son fils, il avait répondu que ce n'était pas Barack Obama. Les pères, parfois difficiles à satisfaire.

Jean-Michel Macron indique par ailleurs qu'il était présent au meeting d'avant-premier tour à La Défense le 2 avril, mais qu'il ne voit "pas souvent" son fils, avec "l'emploi du temps" qui est le sien.

"La dernière fois qu'il est venu gentiment me voir ici, dans la maison où il a grandi, c'était le 21 novembre 2019, à l’occasion de l'inauguration de la nouvelle faculté des sciences d’Amiens", raconte-t-il, en indiquant que, "pour l'instant, il n'y a rien de prévu" pour célébrer une éventuelle réélection de son fils dimanche soir.

J.A. avec AFP