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Présidentielle: "Ni Macron, ni Le Pen ne proposent une politique d'avancée sociale"

Aurélie Trouvé, économiste et présidente du Parlement de l'Union populaire, l'organisme régissant le programme de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle, renvoie dos à dos les deux candidats du second tour au niveau social.

Après la déception, l'espoir? La gauche s'est mobilisée ce dimanche derrière Jean-Luc Mélenchon, qui était à 420.000 voix de passer au second tour de l'élection présidentielle. "On a ouvert un immense espoir. On a raté de très peu. On est déçus mais fiers de la campagne menée", s'est félicitée Aurélie Trouvé ce mardi matin sur RMC.

L'économiste et présidente du Parlement de l'Union populaire, l'organisme régissant le programme de Jean-Luc Mélenchon, est maintenant en revanche coincée entre deux candidats qui ne répondent à aucune revendication de gauche au niveau social selon elle. Même si Emmanuel Macron se dit prêt à bouger sur la controversée réforme de retraites et un allongement de l'âge de départ à 65 ans, Aurélie Trouvé n'y croit pas et renvoie les deux deux candidats qualifiés au second tour dos à dos.

"Il ne faut pas se leurrer, il dit simplement qu'il n'exclut pas de faire bouger sur l'âge de départ. Cela ressemble fort à une hypothèse électoraliste. La politique d'Emmanuel macron est une politique de violence sociale. Et Marine Le Pen ne propose pas d'augmenter les pensions de retraite et ne propose pas une politique de justice sociale. Ni Macron, ni Le Pen ne proposent une politique d'avancée sociale."

"Il y a une politique de violence sociale chez Marine Le Pen, mais en plus une politique raciste"

Si elle met dos à dos les deux candidats sur le plan social, elle dénonce le racisme de Marine Le Pen, sans toutefois appeler à voter pour le président sortant au second tour.

"Il y a une politique de violence sociale chez elle, mais en plus une politique raciste qui instaure par exemple la préférence nationale. C'est à dire mettre 5 millions de personnes en situation de citoyens de seconde zone. (...) Il ne doit pas y avoir une seule voix donnée à Marine Le Pen. Nous allons consulter les 320.000 soutiens de l'Union populaire."

J.A.